Notre Forum Index du Forum
Notre Forum Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

12 juillet
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Notre Forum Index du Forum -> Banc public -> Banc public -> Les cancans
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:46 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
ça s'est passé un...
12 juillet
Événements
12 juillet 1790 : Une Constitution civile pour le clergé
Le 12 juillet 1790, à Paris, l'Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé. Ce décret va causer la ruine de la Révolution démocratique inaugurée un an plus tôt...
suite de l'article
12 juillet 1906 : La Cour de Cassation réhabilite Dreyfus
Onze ans après la dégradation publique du capitaine Alfred Dreyfus sous l'accusation d'espionnage, celui-ci est solennellement réhabilite par la Cour de Cassation de Paris, qui constate que « de l'accusation, rien ne tient debout ».
C'est sa fête : Olivier
Olivier Plunket, prêtre irlandais, devient au XVIIe siècle le primat de son île. Mais l'époque est à l'intolérance et les autorités coloniales anglaises l'obligent à plonger dans la clandestinité.
A Londres, un intrigant, Titus Oates, dévoile un prétendu complot jésuite contre le chef de l'Église anglicane, le roi en personne. Olivier est accusé de complicité et pendu le 11 janvier 1681.

Naissance
Jules César
12 juillet 100 av. J.-C. à Rome (Italie) - 15 mars 44 av. J.-C. à Rome (Italie)
Jules César s'engage dans le cursus honorum ou carrière des honneurs tout en menant la vie dissipée d’un dandy. Il forme un triumvirat - ou gouvernement à trois - avec deux autres ambitieux, Crassus et Pompée. Lui-même obtient la charge de consul pour l'année 59 avant JC puis lève des légions et entreprend la conquête de la «Gaule chevelue». Le récit de ses huit années de campagne, La guerre des Gaules, est un chef-d’œuvre de la littérature latine.
Auréolé par sa gloire militaire, César estime l’heure venue de mettre de l’ordre dans les affaires de Rome. Il franchit avec son armée le Rubicon, un petit fleuve italien, et entre à Rome en violation des règles édictées par le Sénat, assemblée des plus grandes familles de Rome. Personne n’ose protester et Jules César en profite pour écraser ses rivaux, à commencer par Pompée. Il obtient enfin du Sénat la quasi-totalité des pouvoirs, cela sans toucher en apparence aux institutions républicaines.
Il réorganise l’administration et la rend plus efficace. Mais il est assassiné par des sénateurs qui craignent qu’il ne se proclame roi… Malgré la brièveté de son passage au pouvoir (5 ans), Jules César a marqué profondément de son empreinte les institutions romaines et même les nôtres. Son nom se retrouve dans le titre des anciens souverains allemands (Kaiser) et russes (tsar) !
Voir : Le dandy magnifique
Décès
Érasme
1469 à Rotterdam (Pays-Bas) - 12 juillet 1536 à Bâle (Suisse)
Moine cosmopolite et éclairé, né à Rotterdam de la liaison entre un prêtre et la fille d'un médecin, Didier Érasme, l'un des principaux humanistes de la Renaissance, ne parlait que le latin. Voyageur et épistolier infatigable, il dialogue avec toutes les grandes figures politiques et intellectuelles de son temps. Il écrit aussi de nombreux traités dont L'Éloge de la folie et L'Ecclésiaste.
Au coeur des querelles religieuses entre protestants et catholiques, le «prince des humanistes» prend le parti du pape contre ses anciens amis réformistes, Reuchlin et Luther. Son conflit avec Luther évoque celui entre Voltaire et Rousseau. D'un côté l'ironie au secours de la tradition ; de l'autre, la passion au service du changement.
Voir : Humanisme et Renaissance
Alexander Hamilton
11 janvier 1757 à Nevis (Antilles britanniques) - 12 juillet 1804 à New York (États-Unis)
Alexander Hamilton, l'un des fondateurs des États-Unis, a animé le courant fédéraliste dans les années qui ont suivi l'indépendance. À ce titre, il s'est fait le champion de l'industrialisation du pays et du renforcement du pouvoir central.
Il rédige en 1787 et 1788 la plupart des Federalist Papers (Le Fédéraliste en français) qui vont inspirer les rédacteurs de la Constitution des États-Unis. Premier secrétaire au Trésor (ministre des Finances) dans le gouvernement des États-Unis, sous la présidence de George Washington, il crée le 4 juillet 1791 la Banque fédérale (Bank of the United States), embryon de banque centrale.
Il est tué en duel par un individu peu recommandable, le vice-président américain Aaron Burr.
Voir : Le père de l'industrie américaine
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:53 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant


Vivre une histoire d'amour avec un Italien: le rêve d'une cour à l'ancienne, la promesse de virées sur la côte amalfitaine en...Voir 
 
 
 
 
 
Newsletter Saveurs

Inscrivez-vous pour recevoir la sélection food de la rédaction 2 fois par semaine et découvrez :
·         Les meilleures recettes de saison
·         Les bonnes adresses à Paris et en région
·         L'actu des acteurs de la gastronomie en France et à l'étranger
 
 
 
 
 
 

Mode
EN IMAGES. Dix choses à savoir sur le bikini qui fête ses 70 ans
Le plus célèbre des maillots de bain fête ses 70 ans. Immortalisé par les stars les plus glamour, de Marilyn à Brigitte Bardot,...Voir
 
 
 
 
 

Mode
Mode: la renaissance de Florence
Et si la clef de l'industrie de la mode était conservée dans cette ville italienne de 382.000 habitants? Elle se cache, en effet,...Voir
 
 
 
 
 

VIP
A Wimbledon, la dispute de Bradley Cooper et Irina Shayk sous les caméras
Pas toujours facile de cacher ses sentiments: Irina Shayk semblait furieuse aux côtés de Bradley Cooper, dans les gradins de...Voir
 
 
 
 
 

Mode
La galère vestimentaire des variations de poids
Comment s'habiller quand son poids fluctue? Comment gérer sa garde-robe quand on grossit jusqu'à prendre une taille? Sur son blog...Voir
 
 
 
 
 
 
 
Profitez-en en exclusivité sur L'Express Codes Promo 
 
 
 
 
 
 

VIP
Liv Tyler, 39 ans, maman pour la troisième fois
Liv Tyler vient d'accoucher de son troisième enfant. La comédienne a posté une photo sur Instagram, afin de dévoiler le nom de sa...Voir
 
 
 
 
 

Mode
Radical Renaissance 60: le livre-parcours de Renzo Rosso, créateur de Diesel
A l'approche du 60e anniversaire de Renzo Rosso, le créateur de Diesel, les éditions Assouline publient un livre qui revient sur...Voir
 
 
 
 
 

VIP
En bikini, Mischa Barton envoie un message de paix pour Dallas qui fait plouf
La comédienne Mischa Barton a voulu témoigner de son soutien aux victimes des violences survenues ces derniers jours à Dallas....Voir
 
 
 
 
 

VIP
Sur Twitter, Sophie Marceau soutient le controversé Dr Joyeux
En réagissant à la radiation de l'ordre des médecins du Dr Henri Joyeux, Sophie Marceau s'est attiré les foudres des détracteurs...Voir
 
 
 
 
 

VIP
EN IMAGES. Défaite des Bleus à l'Euro 2016: les larmes des VIP en tribunes
Les regards étaient tristes, parfois humides: la défaite de l'équipe de France face au Portugal a ému le public du Stade de...Voir
 
 
 
 
 

High-Tech
TEST. Molotov.tv, la plateforme d'Apple qui veut révolutionner la télé
Ce 11 juillet, Apple lance Molotov, une plateforme française de distribution de télévision disponible sur Mac, iPhone, iPad et...Voir
 
 
 
 

Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:55 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

Le cheval
Mythes et symboles


Il est, a dit Buffon, «  la plus noble conquête de l'homme ». Comment en effet ne pas voir dans le cheval ce compagnon indispensable de tant de sociétés, apprécié à la fois pour ses qualités de travailleur, de combattant et de sportif ?
Il est temps d'en savoir plus sur ce quadrupède qui court pour nous depuis des millénaires. En selle !

Cavaler sur les murs
Dès la préhistoire, le cheval est une star ! Mais il lui a déjà fallu des millénaires pour se faire une beauté : ses ancêtres les plus lointains, apparus il y a quelque 50 millions d'années, ne dépassaient pas en effet la taille d'un chien et possédaient des « pieds » griffus qui le handicapaient en cas de fuite.
La famille des équidés prend l'apparence que nous lui connaissons, à quelques détails près, il y a seulement 4 millions d'années. On peut en avoir une idée en observant son cousin le cheval de Przewalski, baptisé du nom du colonel russe qui le découvrit en Mongolie à la fin du XIXe siècle.
Petit mais robuste, le cheval du Paléolithique est vite repéré par les groupes d'hommes qui apprécient son élégance, son absence d'agressivité et ses 150 kg de viande. Les chasseurs s'en donnent à cœur joie comme à Solutré (Bourgogne) où ils le piègent au pied de la célèbre roche, laissant aux rêveurs la légende de chevaux paniqués poussés dans le vide.
Devenu une proie privilégiée avec l'invention de l'arme redoutable du propulseur et élevé au rang de symbole de virilité, il est donc logique qu'il représente à lui seul près de 27 % des peintures animales dans les grottes ornées. Le culte ne fait que commencer.

Fini, la liberté !
Vers 5 000 av. J.-C., on commence à considérer d'un autre œil ce cavaleur. Vaches, chèvres, cochons et poules ont déjà rejoint les enclos, pourquoi ne pas en faire de même avec le cheval ?
Gourmand et curieux, il va se laisser domestiquer du côté de l'Ukraine par ces hommes qui rêvent d'acquérir sa puissance et commencent à effectuer des sélections, le faisant passer du statut de gibier à celui d'animal d'élevage. Source de nourriture, il acquiert aussi rapidement une dimension religieuse comme en témoigne sa présence dans les rites funéraires, par exemple sur les bords de la mer Noire.
Mais c'est surtout en tant que force de travail qu'il trouve sa place dans les sociétés en construction d'un bout à l'autre du continent eurasien. A-t-il commencé par tirer les chariots ou par servir de monture ? Le débat n'est pas clos, mais il est certain que cela n'a pu se faire sans le développement des technologies nécessaires, à l'Âge du bronze.

Mais comment tient-on là-dessus ?
Il faudrait chercher du côté de Babylone celui qui, le premier, eut l'idée saugrenue de monter sur le dos d'un cheval. On peut imaginer cependant que l'innovation n'eut pas beaucoup de succès, faute du matériel adéquat pour tenir l'équilibre.
Pendant des siècles on s'accrocha comme on put à l'animal ; les plus grands conquérants, comme Alexandre ou César, devaient en effet s'installer à califourchon sur un tapis et s'en remettre aux rênes et au mors, nés à l'Âge du fer, au Ier millénaire av. J.-C.
Les Scythes eux-mêmes (VIIe siècle av. J.-C.), pourtant connus pour leur adresse de cavaliers, ne parvenaient à décocher leurs flèches que grâce à une extrême prise de risque.
Mais rien ne pouvait arrêter ces éleveurs nomades qui semblaient être nés à cheval, à l'exemple de leurs cousins russes les Sarmates, inspirateurs de la légende des terribles Amazones.
Les problèmes techniques ne commencèrent à être résolus que peu avant le début de notre ère avec l'invention de la selle, suivie de peu par celle des étriers dans l'empire kouchan, au nord de l'Inde.
Les Huns s'en emparent au VIe siècle et, désormais plus libres de leurs mouvements, partent à la conquête du monde.  « Là où passe mon cheval, l'herbe ne repousse pas ! » Cette phrase attribuée à Attila, fier de son fougueux Balamer, reflète bien la terreur qui accompagne désormais les hordes de cavaliers.
Qu'ils viennent comme lui des plaines du Danube, ou de plus loin, de Mongolie (Gengis Khan, XIIe siècle) ou d'Ouzbékistan (Tamerlan, XIVe siècle), l'image du nomade et de sa monture, associés pour le pire, est désormais entrée dans les esprits.
Le cheval qui avait peur de son ombre
« Philonicus le Thessalien amena un jour à Philippe [de Macédoine] un cheval nommé Bucéphale, qu'il voulait vendre treize talents. On descendit dans la plaine, pour essayer le cheval ; mais on le trouva difficile, et complètement rebours : il n'acceptait pas que personne le montât ; il ne pouvait supporter la voix d'aucun des écuyers de Philippe, et se cabrait contre tous ceux qui voulaient l'approcher. Philippe, mécontent, ordonna qu'on le remmenât, persuadé qu'on ne tirerait rien d'une bête si sauvage, et qu'on ne la saurait dompter. « Quel cheval ils perdent là ! s'écrie Alexandre, qui était présent ; c'est par inexpérience et timidité qu'ils n'en ont pu venir à bout [...].
Alexandre s'approche du cheval, prend les rênes et lui tourne la tête en face du soleil, ayant observé apparemment qu'il était effarouché par son ombre, qui tombait devant lui et suivait tous ses mouvements. Tant qu'il le vit souffler de colère, il le flatta doucement de la voix et de la main ; ensuite, laissant couler son manteau à terre, il s'élance d'un saut léger, et l'enfourche en maître. D'abord il se contente de lui tenir la bride haute, sans le frapper ni le harceler ; mais, sitôt qu'il s'aperçoit que le cheval a rabattu de ses menaces et qu'il ne demande plus qu'à courir, alors il baisse la main, et le lâche à toute bride, en lui parlant d'une voix plus rude et en le frappant du talon. Philippe et tous les assistants regardaient d'abord avec une inquiétude mortelle, et dans un profond silence ; mais, quand Alexandre tourna bride, sans embarras, et revint la tête haute et tout fier de son exploit, tous les spectateurs le couvrirent de leurs applaudissements. Quant au père, il en versa, dit-on, des larmes de joie ; et, lorsque Alexandre fut descendu de cheval, il le baisa au front : "O mon fils ! dit-il, cherche un royaume qui soit digne de toi ; la Macédoine n'est pas à ta mesure" »
(Plutarque, Vie des hommes illustres, t. III, Ier siècle).

Les amazones à la torture
Au Moyen Âge, qu'elle soit paysanne ou noble, la femme elle aussi a profité du dos accueillant des ânes et chevaux pour se déplacer. Ce ne fut d'ailleurs pas sans poser problème puisqu'on lui interdit de monter comme un homme (...).
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:55 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

Le cheval
Une arme de combat


Dans la Bible, l’Apocalypse est annoncée par des cavaliers. Rien de tel en effet pour créer la panique chez l’adversaire. Indispensable auxiliaire des armées de l'Eurasie pendant cinq millénaires, le cheval a changé bien souvent le cours de l’Histoire.

Cheval de bataille
« Donnes-tu au cheval la bravoure, revêts-tu son cou d'une crinière ?
Le fais-tu bondir comme la sauterelle ? Son hennissement altier répand la terreur.
Il piaffe de joie dans le vallon, avec vigueur il s'élance au-devant des armes.
Il se moque de la peur et ne craint rien, il ne recule pas devant l'épée.
Sur lui résonnent le carquois, la lance étincelante et le javelot.
Frémissant d'impatience, il dévore l'espace ; il ne se tient plus quand sonne la trompette.
À chaque coup de trompette, il crie : Héah !
Il flaire de loin la bataille, la voix tonnante des chefs et les cris »
(La Bible, Le Livre de Job, 39).


Du char de guerre au cavalier
S'ils ont sans doute été mis au point dans les steppes russes, c'est à Ur, en Mésopotamie, en 3 500 av. J.-C., que s'imposent les premiers chars de guerre, montés en général par deux hommes, le cocher et l'archer. Ils deviennent rapidement indispensables à toute armée digne de ce nom, et c'est avec des centaines de ces véhicules légers que Hittites et Égyptiens vont s'affronter à la célèbre bataille de Qadesh, dans l'actuelle Syrie, en 1274 av. J.-C.
Les chars de guerre prospèrent aussi à l'autre extrémité de l'Eurasie, en Chine, où la majorité des 600 chevaux en terre cuite enterrés avec l'empereur Qin (IIe siècle av. J.-C.) sont de fait attelés à des chars !
Mais dès avant notre ère, les chars de guerre cèdent la place à la cavalerie montée. Celle-ci, imitée des nomades de la steppe, vient en appui de l'infanterie, phalanges d'Alexandre le Grand ou légions de César.
Devenu sous les Romains un spectacle pour les arènes, l'art de la conduite du char ne résiste pas aux progrès de la cavalerie, moins coûteuse, plus légère et rapide sur le champ de bataille. Ben-Hur peut rentrer à l'écurie.
Dans les temps barbares qui succèdent à l'empire romain comme à l'empire chinois, l'infanterie demeure la reine des batailles, avec des combattants solidement armés et protégés (casque, armure, bouclier).
Ces fantassins ou soldats à pied, quand ils sont disciplinés et bien formés, peuvent vaincre les nomades de la steppe sur leurs chevaux rapides. Près de Poitiers, en 732, ce sont essentiellement des guerriers francs à pied qui ont raison des cavaliers arabes.

L'Âge d'Or de la chevalerie
L'arrivée de l'étrier au VIIIe siècle - sans doute une invention des nomades Avars -, va changer la donne en apportant aux cavaliers beaucoup plus de stabilité et une incroyable force de frappe.
Campés sur leurs étriers, avec des armures en métal et cuir (cote de maille, beaudrier, heaume recouvrant tête et visage) qui les rendent quasiment invincibles, ils peuvent asséner au galop, de leur lance ou à l'épée, des coups d'une énergie redoublée, tels les chars d'assaut d'aujourd'hui.
Dans les armées de Charlemagne et de ses successeurs émerge ainsi une élite guerrière composée des hommes assez riches pour s'offrir un cheval et l'équipement qui l'accompagne... et assez forts et vigoureux pour le monter (...).
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:56 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

Le cheval
Au travail !


Costaud et endurant, le cheval ne pouvait échapper au travail. Sur les routes, dans les champs et même sur les plages, le voilà contraint pour gagner son foin de donner un coup de main aux hommes. Touchés par son charme et son adresse, ils vont le remercier en l’associant également à leurs loisirs.

Travailler pour vivre...
Ce n'est pas la fête pour tous les chevaux, loin de là ! Longtemps resté l'apanage des riches, le cheval n'arrive dans les champs qu'après 1750. Il faut dire que la bête mange essentiellement de l'avoine et qu'il faut donc réserver des bouts de terrain à son seul usage. Ne dit-on pas que nourrir un cheval équivaut à entretenir huit hommes ? Et puis, l'âne et le bœuf font très bien l'affaire !
Apparu au Xe siècle, le collier d'épaules ne va que dans une faible mesure mettre le cheval au travail, à part dans le domaine du transport. Marco Polo aurait-il pu atteindre la Chine, les Européens auraient-ils pu conquérir l'Amérique sans l'aide du cheval ?
Mais ce n'est paradoxalement qu'au XIXe siècle, à l'époque où les progrès de la mécanisation semblent devoir le remplacer par la machine, que le cheval se fait omniprésent. Il devient même un acteur majeur de la modernisation agricole en apportant sa force de traction. Le voilà qui envahit la campagne sous l'aspect des solides percherons ou des « colosses en marbre blanc », les boulonnais.
Compagnon des gardiens de troupeaux dans le Nouveau Monde, en Europe il prend la place des hommes (et des femmes !) qui tiraient jusque-là les péniches le long des chemins de halage, et travaille aux champs en s'échinant à faire avancer les moissonneuses qui commencent à apparaître.
Il est en effet à la pointe du progrès, notamment dans l'industrie où il participe à la naissance du chemin de fer en remplaçant quelque temps les locomotives. Il voit aussi de près le triomphe du charbon en vivant de longues années dans le fond au milieu des mineurs. La Révolution industrielle doit finalement beaucoup à cette bête de somme qui lui a permis de développer de nouvelles techniques pour mieux se passer de son aide.

Le temps du crottin citadin
Au XIXe siècle, le cheval est surtout utilisé pour le transport des voyageurs. À Paris, en 1860, la Compagnie des Omnibus en emploie pas moins de 7 000 pour tirer ses voitures à étage de 40 places qui se mêlent aux charrettes, fiacres et autres cavaliers.
On imagine aujourd'hui difficilement la place et le personnel nécessaires pour s’occuper des 85 000 chevaux et de leurs millions de bottes de paille qui engorgeaient et parfumaient les rues de la capitale en 1880. D'ailleurs Alphonse Allais ne manqua pas de remarquer que « La première chose qui frappe l'odorat du voyageur arrivant à Venise, c'est l'absence totale de parfum de crottin de cheval ». Il aurait pu ajouter : Et quel silence !
Car les grandes villes résonnent en permanence des chocs des fers sur les pavés et des cris de ceux qui n'hésitent pas à « jurer comme un charretier ». Les accidents y sont monnaie courante et les journaux s'insurgent régulièrement contre les violences envers les animaux et le comportement malotru des cochers.
C'est d'ailleurs à cette époque que l'on commence à réfléchir à un code de bonne conduite pour fluidifier la circulation. Les « conducteurs » vont devoir s'habituer à ne plus stationner n'importe où et à respecter le bâton blanc du gardien de la paix (...).
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:57 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

11 juillet 711
Les musulmans s'emparent de l'Espagne


Le 11 juillet 711, les disciples de Mahomet, au nombre de quelques centaines, défont les troupes de Rodrigue, le roi wisigoth qui règne sur l'Espagne chrétienne.
Si modeste qu'elle soit, cette bataille de Guadalete va livrer aux musulmans la plus grande partie de la péninsule ibérique pour près de sept siècles.
André Larané

Fin du royaume wisigoth
Les Wisigoths, une tribu germaine venue d'au-delà du Rhin trois siècles plus tôt, avaient d'abord créé un royaume autour de Toulouse. Ils en avaient été chassés par Clovis et ses Francs et s'étaient dès lors repliés sur la péninsule espagnole. Au fil du temps, ils avaient fait de la péninsule un royaume chrétien relativement prospère.
Mais voilà qu'à l'aube du VIIIe siècle, Wittiza, un roi wisigoth, est démis de ses fonctions. De dépit, il appelle à l'aide un seigneur musulman du Maghreb, l'émir de Tanger Mousa ibn-Nocair. La chose est moins surprenante qu'il y paraît car les chrétiens d'Occident ont encore à cette époque une notion très floue de l'islam et le voient plutôt comme une secte chrétienne que comme une religion rivale.
Mousa ibn-Nocair ne se fait pas prier et envoie à son nouvel ami un corps d'armée commandé par un jeune chef berbère fraîchement converti, Tarik ibn Zyad.
C'est ainsi qu'en avril 711, 6000 guerriers débarquent en Espagne. Ce sont essentiellement des Berbères mais aussi des Arabes et des Syriens, musulmans mais aussi chrétiens ou juifs. Le lieu du débarquement est un rocher qui prendra le nom de Gibraltar (d'après l'arabe « djebel al Tarik », la montagne de Tarik). Tirant parti de l'impopularité des Wisigoths et faisant peu de cas de Wittiza, les musulmans s'emparent sans difficulté d'Algésiras et s'avancent vers Cordoue et l'intérieur des terres. Ils se heurtent bientôt à l'armée du roi Rodrigue.
La rencontre est dite bataille de Wadi Lakka par les chroniqueurs arabes et bataille de Guadalete par les historiens espagnols. Mais l'incertitude plane sur sa localisation exacte. Soit sur les rives du Guadalete, un fleuve qui se jette dans la baie de Cadix, soit sur celles du fleuve Guadarranque, soit encore sur les bords de la lagune La janda, traversée par la rivière Barbate.
Bien que les Wisigoths soient très supérieurs en nombre aux envahisseurs, la victoire revient à ces derniers suite à la trahison des deux frères de Wittiza. Le roi Rodrigue périt dans l'affrontement.
Tarik n'a plus beaucoup de mal à s'emparer des villes méridionales, à commencer par Séville, qui est détruite faute d'avoir accepté de se rendre. Instruites par cet exemple, les autres villes, comme Cordoue et Grenade, capitulent sans se faire prier. Les habitants chrétiens et juifs ont la vie sauve, conservent leurs biens, leurs lois et leur foi, mais sont soumis à un impôt supplémentaire en leur qualité de dhimmis (« protégés »)...
Il est rapidement rejoint par l'émir Mousa, désireux de s'approprier le festin. Les vainqueurs soumettent rapidement la plus grande partie de l'Espagne. En quelques années, la résistance wisigothe est balayée. Elle ne subsiste que dans quelques vallées isolées de la chaîne cantabrique, à l'extrême nord de la péninsule.
Les envahisseurs, dans la foulée, traversent les Pyrénées etr occupent la Narbonnaise. Mais ils se heurtent à Toulouse au duc d'Aquitaine. La victoire de ce dernier redonne courage aux Wisigoths réfugiés dans la chaîne cantabrique. Leur chef Pélage bat les musulmans à Covadonga, près d'Oviedo. Cette bataille symbolisera beaucoup plus tard le début de la reconquête de la péninsule par les chrétiens (la « Reconquista »).
Une pause dans l'avancée de l'islam
Après leur occupation de l'Espagne et leur incursion en Gaule en 732 (bataille de Poitiers), les musulmans marquent une pause dans leurs conquêtes en Occident comme en Orient où leurs offensives se brisent à deux reprises sur les murailles de Constantinople, la prestigieuse capitale de l'empire byzantin, en 673-677 et 717.
Leur progression reprend vers l'Asie centrale deux siècles plus tard, à l'initiative des Turcs et non plus des Arabes.
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:57 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

11 juillet 1405
La «flotte des Trésors» largue les amarres


Le 11 juillet 1405, la flotte des Trésors largue les amarres pour un long périple dans les mers du Sud (l'océan Indien).
C'est la première des sept grandes missions d'exploration conduites par Zheng He pour le compte de l'empereur chinois Zhu Di (Yong-lo) et de son deuxième successeur.
Ces missions précèdent de quelques décennies les grandes expéditions maritimes des Européens (Bartolomeu Dias, Christophe Colomb...). Elles ouvrent des perspectives d'expansion inouïes à la Chine des empereurs Ming, perspectives que les fonctionnaires confucéens auront tôt fait d'interrompre...
Des jonques jusqu'en Afrique !
Tous les chantiers navals de la Chine centrale ont été mobilisés pour construire les deux cents navires de la flotte des Trésors. L'amiral Zheng He, auquel est confié le commandement de la flotte, est un géant originaire du Yunnan, une province du sud de la Chine. Issu d'une minorité de confession musulmane du Yunnan, il est entré comme eunuque au service de l'empereur.
Le grand départ a lieu le 11 juillet 1405 du port de Longkiang, à l'embouchure du Fleuve bleu, le Yangzi. Deux cents navires emportent - si l'on en croit les chroniques - 27.800 personnes : marins, soldats, mais aussi interprètes, médecins, savants...
Toujours selon les chroniques, le vaisseau amiral, le plus grand de tous, aurait 140 mètres de long et 58 de large, avec 12 mâts et une jauge de 1500 tonneaux... Ces dimensions font passer la Santa Maria de Christophe Colomb, longue de 28 mètres, pour une coque de noix... mais paraissent très exagérées.
Si elles surpassent en taille les caravelles et les caraques occidentales, ces jonques n'ont pas leur maniabilité. Elles ne louvoient pas et naviguent obligatoirement vent arrière. Pour cette raison, elles ne peuvent sortir de la zone des moussons, attendant d'une saison à l'autre que les vents s'orientent dans l'un ou l'autre sens.
Pour sa première expédition, la flotte des Trésors se rend jusqu'au sud de l'Inde et atteint l'île de Ceylan (Sri Lanka). Elle établit les premiers contacts avec les royaumes locaux.
Dans les années suivantes et jusqu'à sa mort, Zheng He va mener six expéditions supplémentaires, vers le Siam, Malacca et l'île de Ceylan, mais aussi jusqu'au golfe Persique. Il va en profiter pour explorer les côtes de l'Afrique orientale jusqu'aux environs de Zanzibar. On ne se lasse pas d'imaginer ces contacts sans lendemain entre l'Afrique noire et l'empire Ming.
Mais la mort de l'empereur Zhu Di en 1424 et l'intronisation de son fils interrompent le cycle des expéditions. La Chine commence à se détourner de la mer comme l'illustre le transfert de la capitale, de Nankin, en amont du delta du Yankzi Jiang (le Fleuve bleu), à Pékin, à la limite de la steppe.
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:58 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

Le temps des Révolutions
Francisco de Miranda
( 28 mars 1750 - 16 juillet 1816)



Né à Caracas, au foyer d'un colon espagnol, Francisco de Miranda devient officier dans l'armée espagnole et participe à ce titre à la guerre d'indépendance des États-Unis auxc côtés des Insurgents. Il en revient avec la volonté de hâter l'indépendance de sa patrie. 
Condamné à l'exil, il participe à Paris à la Révolution et combat même en Belgique sous les ordres de Dumouriez. Mais sa proximité avec les Girondins le rend suspect et l'oblige à se réfugier en Angleterre. 
Il fomente en 1806 un soulèvement à Caracas mais, battu par les troupes légalistes, doit regagner l'Europe. Quand, cinq ans plus tard, le jeune Simon Bolivar soulève à son tour les créoles du Venezuela, Miranda ne se fait pas prier pour le rejoindre. Mais les deux hommes ne tardent pas à s'affronter. Bolivar arrête Miranda et le livre aux Espagnols le 30 juillet 1812. Le vieil héros finira sa vie en prison.
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:58 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

Michel Rocard (1930 - 2016)
La « guerre des deux gauches »


« Je conviens qu’il faut "imaginer Sisyphe heureux"- serais-je, sinon, entré en politique ? » Cette phrase prononcée par Michel Rocard pourrait résumer à elle seule le destin de cette figure incontournable de l’Histoire de la gauche et de la France durant la deuxième moitié du XXe siècle.
Tout au long de sa vie, Rocard a trouvé son accomplissement dans l’inlassable travail de conviction qu’il a mené auprès de sa famille politique pour la convertir au réformisme. Il lui aura manqué le « bonheur » d’être élu président de la République qui aurait couronné une vie d’engagement née dans les décombres de la IVe République avant de se confondre avec les grandes heures de la Ve.

Jeune intellectuel
Fils d'un physicien de grande réputation, Michel Rocard n’a eu qu’un seul engagement : le socialisme. En 1949, à l’âge de 19 ans, il adhère aux étudiants socialistes de Science-po, attiré par l’Europe qui est en train de se reconstruire, convaincu que face aux États-Unis, aux pays communistes, et aux pays sous-développés, « l’Europe a sa propre politique à suivre ». Cette position, il l’exprimera en 1954, devant l’Assemblée européenne des jeunesses politiques.
C’est là son premier combat, il s’inscrit ainsi dans une histoire européenne qui débute. Dans cette Quatrième République instable, le jeune Rocard est gagné par le virus de la politique. L’ancien scout toujours prêt à se dévouer pour la collectivité devient un militant qui veut rénover son parti dirigé alors par Guy Mollet, un socialiste « à l’ancienne ». Le buste de Robespierre trône dans son bureau encadré des portraits de Jaurès et de Blum…
À la tête des étudiants socialistes, il organise déjà des réunions, arrivant et repartant en coup de vent « toujours portant cette serviette, se rappellera Pierre Mauroy, dont on avait l’impression qu’elle lui avait été offerte en cours élémentaire et qu’il l’avait toujours gardée. »
Pendant ses études à l’ENA (École Nationale d'Administration), Rocard est aussi fonctionnaire dans un ministère. Il prend alors le pseudonyme de Servet - n référence à Michel Servet, victime, de l’intolérance au XVIe siècle , pour écrire des notes ou pondre des rapports en toute discrétion afin de respecter l’obligation de réserve imposée par son statut.
Rocard n’est pas marxiste. Il rejette le socialisme de plomb des pays communistes. Pour lui, le socialisme est émancipateur. C’est pourquoi, il n’a beau être qu’un simple militant, il s’implique dans une phase marquante et douloureuse de son époque : la décolonisation qui empoisonne la vie de la IVe République.
Rocard conteste la politique algérienne de Guy Mollet, président du Conseil, et organise avec les étudiants socialistes et les minoritaires de son parti leur première réunion publique « contre la guerre d’Algérie », en 1956. Deux ans plus tard, il est envoyé à Alger pour faire un stage en tant qu’énarque.
Comme les jeunes Français de sa génération expédiés là-bas en tant qu’administrateurs ou militaires, il découvre les atrocités de cette guerre qui laissera des cicatrices dans les mémoires des deux côtés de la Méditerranée qui n’ont pas disparues encore aujourd’hui. La rupture avec la SFIO devient inévitable. En 1958, il la quitte avec Alain Savary pour fonder le PSA qui deviendra ensuite le PSU (Parti Socialiste Unifié).
Dans les années 1960, Rocard va se construire dans une double opposition à Charles de Gaulle et à François Mitterrand. Il est l’animateur d’un modeste parti politique qui tente de prendre l’ascendant sur une SFIO qu’il considère comme vermoulue, compromise dans la guerre d’Algérie et à qui il reproche de s’être ralliée au Général.
Son objectif est de rénover la gauche (...).
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:59 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

Médias et Histoire
Télévision, cinéma et radio



Sur le petit écran



  • Autour d'une héroïne de fiction, voici le rappel de la lutte des femmes pour le droit de vote,
    Un récit fidèle à l'Histoire...

    En savoir plus :
    cliquez sur l'image
  • Le cinéma remet en lumière un drame caché de l'histoire du Mexique, la brutale répression des paysans catholiques...

    En savoir plus :
    cliquez sur l'image
  • L'histoire vraie d'un médecin allemand qui voulut réformer le Danemark avec la complicité de la reine.

    Un film d'une grande véracité historique.

    En savoir plus :
    cliquez sur l'image
  • J. Edgar, film de Clint Eastwood, raconte l'histoire de Hoover, qui dirigea la police fédérale américaine (le FBI) pendant 48 ans.

    Portrait de l'Américain le plus controversé du XXe siècle...

    Pour en savoir plus :
    cliquez sur l'image
  • Christiane Desroches Noblecourt a rejoint le royaume d'Osiris après une vie tout entière vouée à l'égyptologie...
    Retour sur un petit brin de femme dont la foi a déplacé les montagnes de Nubie...

    En savoir plus :
    cliquez sur l'image
  • Richard Fremder a demandé à Hervé Marziou, un authentique «biérologue», de nous raconter l’histoire et les moeurs de sa boisson préférée...

    En savoir plus :
    cliquez sur l'image
  • Dans L'Origine des systèmes familiaux, l'historien et démographe Emmanuel Todd propose une saisissante analyse des rapports entre les structures familiales et les sociétés...

    En savoir plus :
    cliquez sur l'image
  • Le discours d'un roi montre le futur roi d'Angleterre George VI en lutte contre son bégaiement.

    En arrière-plan une situation internationale pleine de menaces...

    En savoir plus :
    cliquez sur l'image
  • Contrairement aux apparences, La Dame de Fer (The Iron Lady, 2011) est un film qui n'a rien à voir avec Margaret Thatcher, Premier ministre britannique de 1979 à 1990...

    Pour en savoir plus :
    cliquez sur l'image
  • Juillet 2012 : France 2 propose une fiction médiévale sur l'Inquisition.

    Un polar passionnant mais très éloigné de la réalité historique...

    En savoir plus :
    cliquez sur l'image


Précédent       Pause      Lancer      Suivante
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 21:59 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

1er août 1936
Hitler ouvre les Jeux de Berlin


Le 1er août 1936, à 16 heures, devant 120 000 spectateurs rassemblés dans le nouveau stade de Berlin, Adolf Hitler ouvre les XIe Jeux Olympiques modernes.
Cette spectaculaire démonstration de prestige du régime nazi, né seulement 3 ans plus tôt, sera immortalisée par la cinéaste Leni Riefenstahl, amie du dictateur, dans un film de propagande, Olympia (titre français : « Les dieux du stade »).
Une propagande rondement menée
Le ministre de la Propagande Josef Goebbels a fait en sorte d'offrir au monde entier l'image d'un pays prospère et d'un peuple heureux, pacifique et uni autour de ses dirigeants, histoire de faire oublier les premières lois antisémites promulguées l'année précédente et surtout le rétablissement du service militaire, la réoccupation de la Rhénanie et l'offre de services aux putschistes espagnols. Autant de signes prémonitoires du cataclysme à venir mais que l'opinion publique occidentale persiste à minorer.
Afin de faire bonne figure aux yeux des nations civilisées, les nazis ont bien sûr admis les athlètes de toutes origines à concourir aux Jeux.
Précisément, c'est à un jeune athlète noir américain de 23 ans, le très souriant et charismatique Jesse Owens que va revenir la place d'honneur aux Jeux avec quatre médailles d'or.
On racontera après coup que Hitler aurait quitté la tribune pour ne pas avoir à serrer la main de l'athlète noir mais rien ne l'atteste. Au lieu de cela, Jesse Owens précisera plus tard avoir moins souffert du racisme de la part des Allemands que de ses compatriotes, encore adeptes de la ségrégation raciale : « Hitler didn’t snub me — it was FDR who snubbed me. The president didn’t even send me a telegram. » (« Hitler ne m’a pas snobé. C’est Roosevelt qui m’a snobé. Le président ne m’a même pas envoyé un télégramme. ») (*).
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 22:00 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

C'était la Fronde
Ils voulaient changer la France

Jean-Marie Constant (Flammarion, 400 pages, 25€,  2016)


Mais qu’était-ce donc que la Fronde ? Si le mot de frondeur est à la mode depuis que quelques députés socialistes ont feint de s’indigner qu’un président issu de leur rang puisse ne pas tenir ses promesses, cette période de l’histoire de France qui s’étend de la mort de Louis XIII en 1643 au règne effectif de Louis XIV demeure méconnue de la plupart des Français.
On n’en retient, pour ceux qui ont encore étudié l’histoire dans des manuels classiques, l’image de la Grande Mademoiselle faisant tirer les canons de la Bastille contre les troupes royales de Turenne. Pour le reste, on connaît vaguement le cardinal Mazarin pour tout le mal qu’on en a dit dans les « mazarinades » et Anne d’Autriche, la régente, dont il faut savoir que malgré son nom elle était espagnole. Bref, tout cela est confus et nécessitait bien l’éclairage d’un professeur émérite spécialiste de la période pour tenter d’y voir un peu plus clair.
Est-il parvenu à rendre plus lisible cet épisode baroque de l’histoire de France ? Difficilement.
L’auteur commence par faire le portrait des protagonistes, tout à la fois guerriers, écrivains et nobles comme La Rochefoucauld et le cardinal de Retz. Les gentes dames aventurières jouent un rôle important.
Tous ces personnages font le récit de leurs propres aventures en les embellissant, ce qui ne facilite pas la tâche de l’historien. Les liens privés entre les personnages sont déterminants alors qu’ils jouent un assez faible rôle de nos jours (qui s’intéresse aux amours entre Aurélie Filipetti et Arnaud Montebourg ?).
La Rochefoucauld est ainsi épris de la duchesse de Longueville, sœur du grand Condé, tandis que la duchesse de Chevreuse est la maîtresse du Cardinal de Retz et que la princesse Palatine est follement amoureuse d’Henri de Guise, archevêque de Reims.
Ainsi les protagonistes sont-ils mus par des liens d’amitié, d’amour et de haine qui les entraînent dans des intrigues difficiles à démêler du propre aveu de l’auteur : «  Retz a changé trois fois de camp, devenant pour l’histoire le rois de l’intrigue et le symbole d’une fronde incompréhensible à déchiffrer sur le plan politique ».
Au-delà des anecdotes qui conduisent les héros des alcôves des duchesses et des princesses aux cachots de la Bastille, de Vincennes et d’ailleurs, mènent Louis XIV du Louvre à Vincennes en passant par Rueil, et contraignent Mazarin à alterner les exils et les retours, l’auteur parvient tout de même à discerner quelques lignes de force. Il décrit la guerre avec l’Espagne qui n’en finit pas et amène l’État à prélever de plus en plus d’impôts. Il expose cette volonté de créer un État fort, entreprise commencée brutalement par Richelieu et poursuivie en douceur par Mazarin mais avec tout autant de détermination, ainsi que le mécontentement subséquent de tous ceux qui voient leurs impôts s’alourdir et leurs privilèges battus en brèche.
Les nobles ne se sentent plus respectés, le parlement de Paris ne parvient plus à imposer son autorité et les dévots s’inquiètent d’une guerre qui s’éternise contre le roi catholique d’Espagne. Tous ces intérêts contradictoires s’allient tour à tour contre la régente Anne d’Autriche et son cardinal, les Parisiens se soulèvent, le grand Condé tout auréolé de ses victoires de Rocroi et de Lens se révolte contre l’autorité royale et Mazarin, jouant de divisions des uns et des autres, finit par imposer l’autorité du roi.
L’auteur discerne dans la fronde une aspiration à la réforme du pays, à l’établissement d’une monarchie tempérée (au moment où les Anglais décapitent leur roi) mais aussi un ras-le-bol fiscal qui peut éveiller quelques échos contemporains : « le peuple rêve de la fin de l’orgie fiscale, mortifère pour lui ».
La difficulté de réformer révèle aussi une constance : la société française « refuse avec force toute remise en cause des fragiles équilibres entre groupes sociaux, qui reposent sur des pyramides de privilèges. Pratiquement tout le monde a acquis, au cours de l’histoire, des franchises, des droits personnels ou collectifs, minimes ou gigantesques, qui représentent dans l’esprit de chacun des libertés intangibles. C’est pourquoi la Fronde n’est pas la première marche d’un mouvement révolutionnaire, mais l’expression d’un désir nostalgique de retrouver un passé radieux. » Ne retrouve-t-on pas la même nostalgie aujourd’hui des « Trente Glorieuses » et le refus de toute remise en cause du droit du travail, du statut des fonctionnaires, des droits des retraités, des licences des taxis, des niches fiscales ?
Jean-Marie Constant termine son étude par un étrange parallèle entre mai 1968 et la Fronde : Sartre et Marcuse ont remplacé Corneille, l’Astrée et le Roland Furieux ; cependant, l’issue de la crise a été selon lui la même : un apparent retour à l’ordre avec finalement beaucoup de réformes, où il apparaîtrait que Louis XIV a baissé les impôts, écouté les parlements, satisfait la noblesse et n’aurait pas été si absolu qu’on le dit.
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Ives
Administrateur fondateur
Administrateur fondateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Mar 2010
Messages: 194 594
Masculin
Localisation: Hermalle sous Argenteau
Gémeaux (21mai-20juin) 虎 Tigre
Point(s): 5 419 498
Moyenne de points: 27,85

MessagePosté le: Lun 11 Juil - 22:01 (2016)    Sujet du message: 12 juillet Répondre en citant

11 mars 1649
La Fronde contre le Roi


Le 11 mars 1649, la régente Anne d'Autriche et son Premier ministre Mazarin concluent la paix avec le Parlement de Paris. C'est la fin de la Fronde parlementaire.
Cette rébellion des magistrats français a été baptisée du nom d'un jeu d'enfant en raison de son caractère brouillon. Réduits à l'impuissance, les magistrats renoncent à limiter en France le pouvoir royal.
Les Princes et les grands seigneurs s'y essaient à leur tour. Cette Fronde des Princes n'a pas plus de succès que la précédente mais elle cause beaucoup de désordres et fait de nombreuses victimes dans le peuple.
La Fronde parlementaire
En 1648, la France est gouvernée par la régente Anne d'Autriche, mère du jeune roi Louis XIV (9 ans), qui bénéficie des utiles conseils de Mazarin.
Le pays doit mener des guerres extérieures contre les Habsbourg et cet effort nécessite d'accroître les impôts. Il n'en faut pas plus pour entraîner les privilégiés dans une révolte. Ceux-ci montent le peuple contre le gouvernement en faisant valoir le luxe dans lequel se complaît la Cour.
Le 13 mai 1648, le Parlement de Paris entreprend de réformer ce qu'il estime être les abus de l'État. À l'initiative du conseiller Pierre Broussel, il constitue une Chambre qui aura à décider de la réforme de l'État.
Le 2 juillet 1648, cette Chambre impose à Anne d'Autriche une charte de 27 articles qui donne au Parlement le droit de valider tout impôt nouveau. La régente feint de se soumettre. Mais voilà que son armée remporte à Lens une grande victoire sur les Espagnols.
La régente, rassurée sur la situation extérieure, fait arrêter plusieurs parlementaires, y compris Pierre Broussel, auquel son intégrité (fait rarissime) vaut une immense popularité.
À cette annonce, Paris se soulève au cours d'une «journée des Barricades». La régente feint une nouvelle fois de se soumettre. Elle libère ses prisonniers mais s'enfuit à Saint-Germain-en-Laye avec le cardinal, le jeune roi Louis XIV et son frère Philippe. Pendant ce temps, l'armée royale, commandée par Condé, organise le siège de Paris.
Les parlementaires, qui détiennent déjà beaucoup de privilèges, n'ont pas vraiment envie d'une Révolution. Ils rendent les armes et signent la paix à Rueil.
La Fronde des Princes
Le cardinal et la régente regagnent Paris en octobre sous les acclamations mais ils doivent dés lors combattre la Fronde des Princes, plus violente mais aussi plus brouillonne et bagarreuse.
À Paris et dans les provinces se multiplient les «mazarinades», écrits et chansons satiriques qui traînent Mazarin dans la boue...
Le Grand Condé, l'ancien vainqueur de Rocroi, noue des complots avec quelques grands seigneurs dont son frère le prince de Conti, et bientôt, la guerre civile, aggravée par l'intervention des Espagnols, met le pays à feu et à sang.
Le retour de l'autorité royale
Les maladresses de Condé et son alliance avec les Espagnols conduisent à la défection de ses partisans. Le 21 octobre 1652, Louis XIV, qui a été déclaré majeur le 7 septembre 1651, rentre à Paris avec sa mère. Il tient un lit de justice et prononce une amnistie générale (ou presque). Quatre mois plus tard, Mazarin retrouve à son tour Paris.
La Fronde des Princes est finie. Mais Louis XIV en gardera rancune aux Parisiens. Il choisira plus tard de quitter le Louvre, résidence de la cour depuis quatre siècles, et de bâtir un nouveau palais à Versailles.
La monarchie française sortira renforcée des épreuves de la Fronde tandis qu'à la même époque, l'Angleterre fera l'expérience de la République après avoir exécuté son roi Charles 1er. La France évoluera vers une monarchie absolue, l'Angleterre vers une monarchie parlementaire.
Bonjour {USERNAME}
<a target="_blank" href="http://www.hostingpics.net" title="Hebergeur d'image"><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/843431ives.png" border="0" alt="Hebergeur d'image"></a>
http://ives.unblog.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:46 (2017)    Sujet du message: 12 juillet

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Notre Forum Index du Forum -> Banc public -> Banc public -> Les cancans Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template zenGarden created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com