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2 mai
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Ives
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 21:48 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

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ça s'est passé un...
2 mai
Événements
2 mai 73 : Chute de Massada
Le 2 mai 73, la forteresse de Massada tombe aux mains des Romains. Le suicide collectif de ses défenseurs, des Zélotes aux ordres d'Eleazar ben Jair, met fin à la première révolte juive contre la domination romaine.
Le seul récit que l'on ait de ce siège nous vient de l'historien juif Flavius Josèphe...
suite de l'article
2 mai 1345 : « Mauvais lundi » à Bruges
Le lundi 2 mai 1345, les partisans du dictateur Jacob van Artevelde sont égorgés à Bruges. Ce jour reste dans l'Histoire flamande comme un « Mauvais lundi ».
2 mai 1598 : Paix de Vervins
Le 2 mai 1598, la France et l'Espagne signent la paix de Vervins. Elle confirme la teneur du traité du Cateau-Cambrésis, signé un demi-siècle plus tôt. Le roi d'Espagne Philippe II avait profité des guerres religieuses qui agitaient la France pour intervenir au nord des Pyrénées. Il avait même réclamé le trône de France pour sa fille.
Henri IV ayant rétabli la paix civile, les Espagnols perdent leurs soutiens. À bout de souffle, ils se retirent de la scène française. Par le traité de Vervins, le roi d'Espagne renonce à ses prétentions sur le trône de France.
2 mai 1668 : Fin de la guerre de Dévolution
Le 2 mai 1668, la France et l'Espagne signent le traité d'Aix-la-Chapelle. Il met fin à la guerre de Dévolution...
suite de l'article
2 mai 1716 : Le système Law
L'Écossais John Law convainc le Régent de créer un institut d'émission de billets de banque pour remédier à la crise financière que traverse la France. Le 2 mai 1716, un édit royal fonde ainsi la Banque générale, contre l'avis des financiers Samuel Bernard, Antoine Crozat et des frères Pâris.
L'établissement de la rue Quincampoix (Paris) va faire le bonheur des spéculateurs et agioteurs tout en promouvant la colonisation de la Louisiane. Mais l'agiotage débouchera finalement sur la ruine du système...
suite de l'article
2 mai 1808 : Les Espagnols contre Napoléon
Le 2 mai 1808, les Madrilènes se soulèvent contre les troupes françaises d'occupation de Murat. C'est le début d'une impitoyable guerre d'usure dont témoignent les magnifiques chef-d'oeuvre de Goya. Selon la propre expression de Napoléon 1er, la guerre d'Espagne aura été pour lui comme un « ulcère » jamais guéri...
suite de l'article
2 mai 1832 : Révélation de George Sand
Le 2 mai 1832, la critique littéraire salue la sortie à Paris d'un roman intitulé Indiana. Tiré à 750 exemplaires, il fait la critique de la vie bourgeoise. Son auteur est un inconnu du nom de George Sand...
suite de l'article
2 mai 1889 : Traité d'Ucciali entre Italie et Éthiopie
Le 2 mai 1889, le gouvernement italien signe le traité d'Ucciali avec l'empereur d'Éthiopie. Les interprétations douteuses de ce traité lui offriront un motif de partir à la conquête du dernier État indépendant d'Afrique subsaharienne. La campagne se solde par un désastre, à Adoua.
C'est sa fête : Boris
Fils du seigneur moscovite Wladimir, Boris est assassiné le 24 juillet 1015 par son frère aîné qui refuse de partager l'héritage paternel. Avant de mourir, il demande à Dieu le pardon de son meurtrier. Boris est le saint patron de Moscou.

C'est aussi sa fête : Athanase
Le patriarche d'Alexandrie fut le plus déterminé des opposants à l'hérésie arienne. En 325, au concile de Nicée, il réaffirma le dogme de la divinité du Christ. Tout le reste de sa vie, en dépit des persécutions et des violences physiques, il lutta tant contre l'hérésie que contre l'empereur qui la soutenait. Il figure parmi les Docteurs de l'Église catholique.

Naissance
Catherine II
2 mai 1729 à Stettin (Prusse) - 17 novembre 1796 à Saint-Pétersbourg (Russie)
L’un des plus grands souverains qu’ait eue la Russie est une femme, qui plus est une Allemande issue d’une famille de petite noblesse : Catherine II la Grande. En 1762, elle prend la place de son mari, le tsar Pierre III.

Très cultivée, bien préparée à l’exercice des responsabilités, passionnément attachée à sa patrie d’adoption, elle dirige d’une main de fer la Russie. D’une part elle étend le servage et réduit les droits des paysans, d’autre part elle favorise la noblesse et associe celle-ci à l’administration des provinces.

Elle participe avec la Prusse et l’Autriche au partage de la Pologne. De ce vieux et grand royaume, il ne reste plus rien à sa mort. Elle entame aussi le grignotage de l’empire ottoman tant et si bien qu’au cours de son long règne, elle agrandit d’un tiers son empire.
Voir : Avènement de Catherine II
Décès
Léonard de Vinci
15 avril 1452 à Vinci (Italie) - 2 mai 1519 à Amboise
Aussi surprenant que cela nous paraisse aujourd'hui, ce n'est pas comme peintre que Léonard est en son temps célèbre, mais comme organisateur de fêtes. Là, il déploie tout son génie d'inventeur pour développer des machines et mettre en place des spectacles comme personne n'en avait jamais vu.
Par son génie, il symbolise la Renaissance italienne. Pourtant, il n'a pas reçu de formation poussée et connaît mal les œuvres antiques. Le nombre de tableaux qui lui sont attribués avec certitude se compte sur les doigts des deux mains. Il a projeté de rédiger 120 traités sur les sujets les plus divers, sans jamais en écrire un seul.
Sa personnalité est aussi troublante que son génie. Prodigue avec ses amants, il tient la comptabilité de ses dépenses avec la précision d'un usurier. En somme, il reste et restera toujours un mystère...
Voir : Le génie paradoxal
Alfred de Musset
11 décembre 1810 à Saint-Denis - 2 mai 1857 à Paris
Né dans une famille aristocratique et cultivée, Alfred de Musset s'afflige de n'avoir pas connu les heures glorieuses de la Révolution et de l'Empire.
Désabusé et incroyant, il se jette faute de mieux dans la débauche et l'alcool, ce qui lui vaudra une fin prématurée. Il écrit dans un poème : «Je ne crois pas, ô Christ! à ta parole sainte: /Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux.»
Après un essai infructueux au théâtre et la fréquentation épisodique du Cénacle romantique de Charles Nodier et Victor Hugo, il révèle son talent de poète et de dramaturge à la faveur de sa rencontre explosive et passionnelle avec George Sand. Elle ne durera que quelques mois, de juin 1833 à mars 1835 mais l'amènera à produire plusieurs chefs-d'oeuvre : Lorenzaccio, Les Caprices de Marianne, La confession d'un enfant du siècle, Il ne faut jurer de rien...
John Edgar Hoover
1er janvier 1895 à Washington (États-Unis) - 2 mai 1972 à Washington (États-Unis)
Juriste, Hoover prend à 29 ans la tête d’une agence fédérale américaine chargée de la traque des criminels, le Bureau of Investigation (service d’enquête), rebaptisé en 1935 Federal Bureau of Investigation (FBI).
Il va la diriger d’une main de fer jusqu’à sa mort, 48 ans plus tard, sous l’autorité de huit présidents successifs, de Coolidge à Nixon...
Voir : Homme de fer au coeur tourmenté
Bonjour {USERNAME}
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 21:53 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

Le Code Noir
Limiter les abus de l'esclavage au risque de le légitimer


L'esclavage jette une ombre tragique sur la France des Temps modernes et des Lumières (XVIIe, XVIIIe et début du XIXe siècles).
Alors que le royaume avait de longue date rejeté le servage et toute forme de servitude, des aventuriers et des marchands renouent avec ces pratiques dans les colonies d'outre-mer, à l'imitation des Portugais et des Espagnols.
Dès le XVe siècle, dans la péninsule ibérique, on a reproduit le modèle oriental des grandes plantations sucrières avec des esclaves africains achetés sur les marchés arabes. La découverte du Nouveau Monde donne un nouvel élan à cette pratique et les colons européens vont dès lors s'approvisionner directement en esclaves dans le golfe de Guinée, auprès des négociants africains.  
Frédéric Régent : esclavage, Code Noir et réparations
Maître de conférences à la Sorbonne (Paris), Frédéric Régent est un spécialiste reconnu du premier empire colonial français, du XVIIe au milieu du XIXe siècle. Il nous raconte avec pédagogie la traite et l'esclavage, les règlements et lois connus sous le nom de Code Noir ainsi que les mouvements abolitionnistes. Il exprime sans faux-semblant son opinion sur l'actuel travail de mémoire et les demandes de réparations.

Le Roi doit aussi se faire respecter sur les îles lointaines
L'esclavage réapparaît à grande échelle au-delà des mers sans que les gouvernants européens l'aient sciemment organisé. Mais à la fin du XVIIe siècle, ceux-ci commencent de s'en inquiéter. Ils y voient, plus grave que tout, une menace contre leur autorité. Il ne faudrait pas que le droit colonial échappe à l'emprise des juristes royaux !
À Versailles, à la Cour de Louis XIV, le ministre Jean-Baptiste Colbert est saisi en 1681 de la question de l'esclavage aux colonies en sa qualité de secrétaire d'État à la Marine.
Comme il est devenu impossible d'interdire cette pratique, sauf à se mettre à dos la riche bourgeoisie qui vit du commerce triangulaire et risquer de voir les colons se vendre aux Anglais, le grand Colbert envisage de la codifier ou plutôt de réunir dans un même opus sanctifié par le sceau royal les règlements qui se multipliés dans les îles de façon désordonnée.
Homme de bureau, soucieux de rigueur et de précision, il prépare un texte législatif pour encadrer les relations entre maîtres et esclaves et préciser les sanctions qui peuvent s'appliquer à ces derniers.
Mort en 1683, Colbert laisse à son fils, le marquis de Seignelay, secrétaire d'État à la Marine comme son père, le soin d'achever et mettre en œuvre le projet. C'est lui qui apposera la signature au bas de l'édit (...)
Bonjour {USERNAME}
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 21:53 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

Esclavage
La traite, un crime contre l'humanité ?


La loi Taubira (10 mai 2001) est à l'origine de la journée du souvenir de l'esclavage. Cette loi viole la connaissance historique. Et rate l'occasion de réunir les Français autour de leur Histoire commune.

Le gouvernement français a promulgué le 21 mai 2001 la loi n 2001-434 « tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité » (*), à l'égal de la Shoah et des autres génocides du XXe siècle. Et le président Jacques Chirac a décidé d'instaurer une Journée des « Mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions » le 10 mai, anniversaire du vote de la loi par le Sénat.
Cette loi, inspirée par la députée guyanaise Christiane Taubira, est pavée de bonnes intentions... qui, comme c'est souvent le cas, mènent en enfer ! Elle énonce dans son Article 1er : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité ».
On peut adresser à cet énoncé trois critiques majeures :
– L'esclavage ne se réduit pas à la traite européenne :
Le législateur condamne la traite atlantique « à partir du XVe siècle ». Cela concerne l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas et l'Angleterre... plutôt que la France, qui n'a pratiqué la traite qu'à partir du XVIIe siècle.
Il prend aussi un soin maniaque à exclure de la condamnation la traite saharienne, pratiquée depuis plus de mille ans par les Orientaux, ainsi que l'esclavage pratiqué par les sociétés africaines elles-mêmes et plus généralement toutes les formes d'esclavage pratiquées par d'autres peuples que les Européens.
Faut-il en conclure, selon une morale aux relents discriminatoires et racistes, que l'esclavage et la traite sont des péchés mortels de la part des blancs européens et des pratiques anodines dès lors qu'ils sont pratiqués par des Orientaux ou des Africains ?
Rappelons que, jusqu'au XIXe siècle, pratiquement aucun Européen n'a jamais pénétré à l'intérieur du continent africain en raison des risques de fièvres et d'agressions. Aussi les capitaines de navires qui désiraient commercer avec les Africains devaient-ils attendre sur le littoral que ceux-ci veuillent bien leur proposer des marchandises. Les Africains offraient un peu d'or, de l'ivoire et surtout des esclaves, le plus souvent des captifs de case qui étaient nés dans la servitude. En échange, ils attendaient des Européens des armes à feu, des bijoux et différents produits manufacturés.
Ainsi la traite atlantique n'a-t-elle été possible que grâce à la diligence des négriers africains. Rien de tel avec la traite saharienne. Celle-ci fut pratiquée par les musulmans « blancs » de la frange sahélienne (Peuls, Touaregs, Toubous,...) qui lançaient des attaques contre les villages des noirs de la forêt et enlevaient les meilleurs éléments pour les vendre aux habitants de l'empire ottoman ou du Maroc (de là la haine qui perdure entre Sahéliens et noirs au Sénégal, au Mali, en Centrafrique et au Tchad, au Soudan etc).
– La loi pèche par anachronisme et ne dit mot de l'esclavage contemporain :
La loi Taubira apparaît stricto sensu « inutile » voire hypocrite puisque les auteurs des crimes qu'elle dénonce sont morts depuis belle lurette.
Elle prévient par avance toute mise en cause ou condamnation de l'esclavage contemporain, qui perdure et reprend vigueur dans la plus grande partie de la planète, en Afrique noire, dans la péninsule arabe ou encore dans le sous-continent indien. Un Occidental voudrait-il dénoncer ces formes d'esclavage ? On le renvoie honteusement à « son » passé. Les esclavagistes peuvent dès lors prospérer en toute tranquillité.
– La loi divise les Français :
Elle procède d'une tendance contemporaine à instrumentaliser l'Histoire pour satisfaire à bon compte les revendications communautaristes (Arméniens, Antillais, rapatriés d'Algérie...), au détriment de la recherche historique et de la concorde nationale. Elle offre un alibi commode à certaines personnes pour expliquer leur échec scolaire ou professionnel.
L'idée d'une « réparation » financière évoquée par certaines associations communautaristes ne manque pas de sel. Pourquoi des Français de métropole dont les ascendants n'ont jamais, ni de près ni de loin, participé à la traite devraient-ils s'y soumettre ? Et qui devrait bénéficier de ces réparations ? Les ressortissants des Antilles qui, dans leur immense majorité, cumulent les gènes des esclaves et des propriétaires d'esclaves ? Ou les Africains dont les ascendants ont participé à la réduction en esclavage de leurs congénères ?
Histoire raciale ? Histoire nationale ?
On eut aimé que la députée de Guyane se saisisse de la réalité de l'esclavage et de la traite pour bâtir une mémoire nationale propre à unir tous les Français au lieu de les diviser.
En stigmatisant l'esclavage et la traite pratiqués par l'ensemble des Européens et eux seuls, la loi Taubira racialise le phénomène et le réduit à une opposition entre blancs d'Europe et noirs, au mépris de la vérité historique. Elle oublie tout simplement aussi que la plupart des Français de métropole n'ont dans leur passé familial aucun rapport avec la traite atlantique tandis que la plupart des Français d'outre-mer métissés descendent tout à la fois d'esclaves, de propriétaires d'esclaves... et de trafiquants africains d'esclaves.
La loi aurait pu se cantonner à l'aspect national de ce crime, décréter que les Français condamnent solennellement la traite et l'esclavage pratiqués autrefois dans leur pays (sans s'occuper des autres) et rappeler les révoltes des esclaves de France contre l'injustice.
Elle aurait pu ériger les héros de cette résistance (Toussaint Louverture, Louis Delgrès...) au rang de héros français, au même titre que Louise Michel, Jeanne d'Arc et Honoré d'Estienne d'Orves. Autant de héros dans lesquels pourraient se reconnaître tous les petits Français sans considération de couleur ou d'origine.
Pouvons-nous suggérer aux pouvoirs publics de rapporter la commémoration du 10 mai non pas à la loi Taubira, paradigme de la  « repentance » hexagonale, mais à la  proclamation de Louis Delgrès (10 mai 1802) ?

Crime contre l'humanité ? Retour à la réalité
Le plus grave, sans doute, est que la loi Taubira se fonde sur une représentation stéréotypée du passé et tombe allègrement dans le péché d'anachronisme. « Est-ce que les Grecs d'aujourd'hui vont décréter que leurs ancêtres les Hellènes commettaient un crime contre l'humanité car ils avaient des esclaves ? Cela n'a pas de sens ! », lance à son propos l'historien Pierre Vidal-Naquet (Le Monde, 17 décembre 2005). Aristote et Platon justifièrent l'esclavage ? Criminels contre l'humanité ! Interdisons la lecture de leurs oeuvres! Voilà qui réjouira beaucoup de lycéens... 
Allons jusqu'au bout. Déboulonnons la statue de Louis XIV, qui édicta le Code Noir. Proscrivons la lecture de Montesquieu, actionnaire de compagnies de traite. Débaptisons les rues et avenues qui portent les noms de George Washington et Thomas Jefferson, grands propriétaires d'esclaves ! Qu'importe que ces Américains d'une grande élévation morale aient sans doute mieux traité leurs esclaves que leurs contemporains, en Europe continentale, ne traitaient leurs ouvriers agricoles !... Qu'importe enfin que le second ait rédigé la Déclaration d'Indépendance des États-Unis d'Amérique : « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur » ! 
L'exposé des motifs de la loi Taubira survole l'histoire du continent africain en faisant fi de la prudence des historiens. D'un côté, il prend pour argent comptant des légendes et des hypothèses à l'état de friche. De l'autre, il accomplit le tour de force de ne pas évoquer une seule fois la traite transsaharienne pratiquée par les Arabes et l'esclavage pratiqué par les Africains depuis des millénaires !
Que nous enseigne une lecture plus précautionneuse de l'Histoire ? L'esclavage a été pratiqué à des échelles variables dans toutes les sociétés à l'exclusion des communautés de chasseurs-cueilleurs de l'Âge de pierre. Dans l'Antiquité, c'était le sort qui attendait ordinairement les prisonniers de guerre, qu'il eût été inhumain de massacrer et coûteux de nourrir en prison à ne rien faire. Au mot latin servus (qui a donné serf) s'est substitué le mot esclave. Celui-ci vient du mot Slave parce qu'au début du Moyen Âge, les Vénitiens vendaient en grand nombre des Slaves païens aux Arabes musulmans.
Les Arabes faisaient une grande consommation d'esclaves blancs aussi bien que noirs, qu'ils avaient soin de châtrer pour les maintenir plus facilement dans l'obéissance et les empêcher de se multiplier.
Au XVe siècle, les Espagnols et les Portugais sont entrés au contact des musulmans d'Afrique du Nord et ont commencé à leur acheter des esclaves noirs pour les plantations de la péninsule hispanique.
Aux siècles suivants, la colonisation du Nouveau Monde a suscité des besoins de main-d'oeuvre inédits. Les Européens ont alors fait venir des esclaves d'Afrique, où ils n'avaient guère de peine à trouver des vendeurs (marchands arabes ou roitelets noirs). La traite atlantique a seulement été possible parce que, sur les côtes du golfe de Guinée, des chefs africains se montraient désireux de vendre leurs propres esclaves aux navires de passage.  
Assez vite, les souverains, le pape et l'empereur ont condamné l'esclavage mais sans succès faute de pouvoir sévir efficacement contre les planteurs et les négociants des Amériques. Aux Temps modernes (XVIIe et XVIIIe siècles), les gouvernements occidentaux, par une lâcheté habituelle en politique, ont choisi d'encadrer l'esclavage pour en limiter les abus à défaut de pouvoir l'interdire. C'est ainsi que Colbert et son fils, ministres de Louis XIV, ont rédigé le « Code Noir », lequel a été publié en 1685.
Dans le même temps, l'esclavage et la traite ont suscité le développement du racisme et le mythe de la supériorité de la race blanche. Des protestants anglo-saxons ont même emprunté aux Arabes musulmans le mythe biblique de la malédiction de Cham, qui prétend justifier l'esclavage des Noirs.
Puis, les élites éclairées d'Europe et des chrétiens (les Quakers) se sont mobilisés contre cette pratique indigne de la fraction la plus civilisée du monde. Ils s'en sont d'abord tenus au mode compassionnel pour éviter de compromettre les précieux approvisionnements en sucre, chocolat et tabac (à l'image de nous-mêmes qui déplorons les méfaits des compagnies pétrolières en Afrique noire mais évitons de les sanctionner pour ne pas compromettre nos approvisionnements en carburant). 
Enfin, au début du XIXe siècle, les Anglais ont interdit la traite (autrement dit le commerce d'esclaves) puis l'esclavage proprement dit. Notons que la société occidentale est la première qui se soit élevée contre l'esclavage. Ajoutons que l'Europe de l'Ouest est la seule région du monde qui l'ait ignoré, entre le XVIe et le XXe siècle...
Sous des aspects très divers - travail forcé, services sexuels, vente d'adolescents (garçons et filles) -, l'esclavage demeure la pire forme d'exploitation de l'homme par l'homme... À éradiquer où que ce soit et par tous les moyens possibles. Est-ce pour autant un crime ? Un crime contre l'humanité ? Sans doute, dans certaines extrémités. Mais où s'arrête la frontière entre l'esclavage considéré comme « crime contre l'humanité », et l'esclavage considéré comme simple infraction au Code du Travail ? À ces questions, gardons-nous de répondre car il en coûte cher aujourd'hui, en France, de débattre d'un phénomène historique décrété « crime contre l'humanité ».
Laissons la conclusion à Frédéric Régent, historien de l'esclavage et de la Révolution, maître de conférences à la Sorbonne : « Ce ne sont ni l'Occident, ni l'Afrique et encore moins la Nation ou la République qui sont responsables de l'esclavage, mais des hommes avides d'enrichissement et de pouvoir. D'ailleurs l'historien ne réfléchit pas en termes de coupables et de victimes, mais tente d'expliquer les phénomènes historiques. L'historien n'est pas le juge du passé. Il faut bannir toute idée de tribunal de l'histoire ».
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 21:56 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

1er mai
Le jour de l'Amour
 

Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l'amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d'une couronne de feuillages et de fleurs ou d'en offrir une à la personne aimée. En témoigne la célèbre enluminure ci-dessus. Elle illustre le mois de mai dans les Très riches Heures du duc de Berry, un livre de prières réalisé au début du XVe siècle par les frères de Limbourg (aujourd'hui au musée de Chantilly).
La ballade ci-dessous a été composée par Charles d'Orléans, poète de la même époque, héros malheureux de la bataille d'Azincourt
« Le Dieu d'Amour est coutumier,
À ce jour, de fête tenir,
Pour amoureux coeurs fêter
Qui désirent de le servir;
Pour ce fait, les arbres couvrir
De fleurs et les champs de vert gai,
Pour la fête plus embellir,
Ce premier jour du mois de mai »
(*).
Les écoliers de certains régions de Belgique ou de Rhénanie cultivent encore la tradition des couronnes de feuillages. Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l'honneur du printemps selon le rite ancestral de l'arbre de mai, que l'on retrouve dans différentes régions d'Europe. À noter que le canton de Fribourg, en Suisse, célèbre ce jour-là le printemps avec chants et distribution de friandises aux enfants.

Mais aujourd'hui, c'est le plus souvent le travail ou plutôt la diminution du temps de travail qu'évoque le 1er mai avec la Fête du Travail.
Bonjour {USERNAME}
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 21:56 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

Tragédies et joies du 1er Mai
Journée de 8 heures et Fête du Travail


Le 1er mai 1886, aux États-Unis,  200 000 travailleurs obtiennent la journée de huit heures grâce à une forte pression des syndicats. Mais un affrontement avec la police cause la mort de plusieurs personnes.
En souvenir de cette victoire amère, les syndicats européens instituent quelques années plus tard une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs » destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd'hui appelée « Fête du Travail », bien que l'expression prête à confusion (on ne fête pas le travail à proprement parler mais l'on honore les travailleurs).
André Larané
Une revendication nationale
Au IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.
Arrive le 1er mai 1886. Un grand nombre de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340 000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.
Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.
Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).
 
Stèle vengeresse
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui » (*).
Manifester pour la journée de 8 heures
Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française au pied de la toute nouvelle Tour Eiffel.
Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).
Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera « organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation. »
Dès l'année suivante, le 1er mai 1890, des ouvriers font grève et défilent, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois (travail, sommeil, loisir).
Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont huit de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, qui défilait habillée de blanc et les bras couverts de fleurs d'aubépine, devient le symbole de cette journée.
Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai. Elle est relayée en France par la Confédération Générale du Travail, un syndicat fondé le 23 septembre 1895 à Limoges.
L'horizon paraît s'éclaircir après la Première Guerre mondiale. Le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247 « l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue ».
Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses. La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays... L'Allemagne nazie va encore plus loin : Hitler, pour se rallier le monde ouvrier, fait, dès 1933, du 1er mai une journée chômée et payée. La France l'imitera sous l'Occupation, en 1941 !...
Le 1er mai en France
En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge (*).
Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée, mais à titre exceptionnel.
Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.
C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la « Fête du Travail et de la Concorde sociale » et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement de Philippe Pétain.
À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !
Le 30 avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 21:57 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

2 mai 1716
Le système Law


À la mort de Louis XIV, en 1715, les finances du royaume français sont au plus mal. La charge annuelle de remboursement de la dette atteint 165 millions de livres alors que les recettes fiscales ordinaires ne dépassent pas 69 millions de livres ! Dans les caisses, il ne reste que 800 000 livres de trésorerie.
C'est dans ces conditions qu'arrive à Paris un Écossais de 45 ans, dénommé John Law (on prononce lass en vieux français). Il va résorber la dette par un coup d'audace sans précédent...
Un joueur plein d'imagination
John Law s'est acquis la réputation d'un dandy débauché. Obligé de s'expatrier, il court l'Europe et acquiert une fortune colossale en usant de ses dons exceptionnels en mathématiques dans la spéculation.
En 1705, de retour en Écosse, il publie des Considérations sur le numéraire et le commerce.
Dans cet ouvrage d'économie en avance de deux siècles sur son temps, le financier montre que la prospérité d'un pays est liée à l'abondance de monnaie et suggère la création d'une monnaie de papier indépendante des arrivages de métaux précieux d'Amérique.
À Paris, où son habileté au jeu lui permet de faire la connaissance du Régent, Law convainc celui-ci qu'en substituant à l'or une monnaie de papier, il sera possible de relancer l'investissement des particuliers et surtout d'éteindre la dette de l'État.
Le 2 mai 1716, en dépit de l'hostilité des financiers tels Samuel Bernard et les frères Pâris, un édit autorise John Law à créer la Banque générale avec un capital de six millions de livres réparties en 1 200 actions de 5 000 livres.
Cette banque privée pratique de façon classique des opérations de change et d'escompte. Mais elle émet aussi des billets que le financier s'engage à rembourser en or et en argent à qui le souhaite à son taux nominal. Cette garantie rend le papier préférable au métal dont le cours varie en permanence. Elle vaut à la Banque générale, avec le soutien actif du Régent, un vif succès.
Les promesses fabuleuses de la Louisiane
Soucieux d'étendre ses activités, John Law rachète alors une compagnie chargée de la mise en valeur de la Louisiane, la Compagnie du Mississipi, créée en 1712 par le financier Antoine Crozat.
Il lui substitue une nouvelle compagnie, la Compagnie d'Occident, laquelle obtient la charge de mettre en valeur la Louisiane.
La mise en valeur de la Louisiane semble bien partie avec la fondation, le 25 août 1718, de La Nouvelle-Orléans à l'embouchure du Mississipi. La bourgade est ainsi nommée en l'honneur du régent Philippe d'Orléans.
Sans attendre les profits hypothétiques de la Louisiane, la Banque générale obtient le privilège de percevoir les impôts indirects afin de s'assurer des recettes. Par un édit du 4 décembre 1718, elle devient par ailleurs Banque royale et obtient la garantie de l'État. C'est une nationalisation de fait.
Mais John Law n'oublie pas la finalité première de son entreprise : résorber la dette publique de la France.
- Résorption de la dette publique à court terme :
La Compagnie d'Occident émet donc des actions de 500 livres qui peuvent être achetées à la Banque royale avec des titres de la dette publique à court terme de même valeur nominale.
Comme l'État, en quasi-cessation de paiement, ne paie plus les intérêts correspondants, ces titres sont très dépréciés et ne s'échangent plus guère qu'au tiers de leur valeur (150 livres). Aussi leurs détenteurs (les créanciers de l'État) s'empressent-ils de les échanger contre des actions de la Compagnie d'Occident, réputées plus solides.
Vu le succès des premières actions (les « mères »), Law lance de nouvelles émissions : les « filles » et les « petites-filles ».
C'est ainsi que l'État commence habilement à retirer du marché les titres de sa dette à court terme pour un montant de 100 millions de livres...
- Résorption de la dette publique à long terme :
L'ingénieux Law ne s'en tient pas là. Le samedi 26 août 1719, il présente au Régent un nouveau projet concernant les titres de la dette à long terme, aussi appelés rentes : la Compagnie d'Occident (ou des Indes) prêtera au roi 1,2 milliard de livres au taux modeste de 3% pour rembourser les dettes à long terme et ce qui reste des dettes à court terme.
Du coup, les actions voient leur cours  flamber et atteindre des niveaux sans rapport avec leur contrepartie concrète. Achetées environ 150 livres en 1717, les « mères » s'échangent  à 5000 livres en septembre 1719 et même 10.000 livres en janvier 1720.
Honnête mais entraîné par l'engouement général, Law fait fonctionner la planche à billets pour répondre à la demande. Le 30 décembre 1719, la Banque royale, qui a déjà émis des billets pour un montant virtuel de 620 millions de livres (dix fois les recettes fiscales de 1715), ouvre des « bureaux d'achat et de vente » pour faciliter les transactions.
Une bulle spéculative
Les investisseurs se précipitent rue Quincampoix, à Paris, dans le quartier des Halles, où la Banque royale a son siège, et s'arrachent les actions.
Il ne s'agit bientôt plus que de pure spéculation (on dit aussi « agiotage ») : les spéculateurs ou agioteurs n'ont d'autre but que d'acheter les actions pour les revendre aussitôt en tablant sur la hausse continue de leur cours.
Le 5 janvier 1720, Law, qui s'est entretemps converti au catholicisme, devient contrôleur général des finances ; autant dire le personnage le plus important du royaume après le roi et le régent.
La semaine suivante, poussé par le succès, Law introduit les « primes » : ces nouveaux instruments financiers donnent le droit d'acheter plus tard des actions au prix de 10 000 livres, en échange d'un dépôt préalable de 1 000 livres. 
Law veut de cette façon calmer la spéculation en signifiant que l'action du Mississippi ne devrait pas dépasser le cours de 10 000 livres. Dans les faits, les spéculateurs se jettent à qui mieux mieux sur les actions à 10 000 livres pour les revendre contre dix fois plus de primes à 1 000 livres !
Pour tente de contenir l'emballement, Law fixe le 5 mars 1720 le prix des actions de la Compagnie à 9 000 livres et impose leur échange à taux fixe contre des billets de banque. Ce faisant, il instaure très officiellement la monnaie-papier, garantie par l'État et sans contrepartie métallique (or ou argent).
Dans le droit fil de cet arrêt, le contrôleur général des finances programme la démonétisation progressive des espèces métallique. 
La revanche des financiers conventionnels
C'est le moment où les ennemis de Law passent à l'attaque.
Le duc de Bourbon, petit-fils de Louis XIV par Madame de Montespan, et le prince de Conti, un libertin amoral que sa laideur fait surnommer le « Singe vert », se présentent avec des charrettes dans la rue Quincampoix pour exiger la conversion en or de leurs billets de papier. C'est la panique. Le cours des billets s'effondre.
Law tente de réagir par des mesures restrictives. Il sévit contre la thésaurisation des espèces métalliques, qui met à mal la confiance en la nouvelle monnaie. Mais rien n'y fait. Il s'enfuit en décembre 1720 à Bruxelles. Fort de son talent au jeu, il retrouvera une certaine aisance et mourra à Venise en 1729.
En attendant, le 26 janvier 1721, à Paris, une enquête est ouverte sur ses opérations, à la demande des frères Pâris, ennemis irréductibles de l'Écossais, et le 17 octobre 1722, on brûle ses billets sur la place de l'Hôtel de Ville de Paris. C'est l'échec de la première introduction en France du papier-monnaie. Un échec toutefois relatif car John Law aura permis à l'économie française de redémarrer et aux finances du royaume de se rétablir après la fin de règne catastrophique de Louis XIV.
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 21:57 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

3 mai 1936
Un Front populaire en France


Le 3 mai 1936 a lieu en France le deuxième tour des élections législatives. Le scrutin donne la majorité à une coalition de gauche, le Front populaire, conduite par un chef charismatique, le socialiste Léon Blum (64 ans).
Une victoire longtemps attendue
Le Front populaire est une alliance électorale conclue deux ans plus tôt par les trois grands partis de gauche : le parti communiste de Maurice Thorez, le parti socialiste de Léon Blum et, plus près du centre, le parti radical-socialiste d'Édouard Daladier. Sa victoire soulève dans les classes populaires un espoir d'autant plus grand que le pays est tétanisé depuis plusieurs années déjà par la crise économique dérivée du krach de Wall Street de 1929.
À peine le gouvernement est-il installé que se multiplient dans tout le pays les grèves et les occupations d'usines, de chantiers et de magasins, dans l'espoir d'un renversement du système capitaliste.
Ces grèves sur le tas gagnent très vite l'ensemble du secteur privé. Au total 2 millions de grévistes. Fait notable : elles se déroulent de manière pacifique et dans l'allégresse et la joie. Chacun croit à l'imminence d'une nouvelle révolution, qui pour s'en réjouir, qui pour s'en alarmer.

Réformes tambour battant
Le gouvernement restaure la paix sociale en signant avec les représentants patronaux et syndicaux les accords Matignon dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 (l'hôtel Matignon est la résidence du président du Conseil).
Les accords prévoient des augmentations de salaires, l'élection de délégués ouvriers dans les usines, l'établissement de contrats collectifs et non plus individuels... Le travail reprend peu à peu dans les entreprises.
Léon Blum mène tambour battant des réformes sociales spectaculaires : congés payés (11 juin 1936) et semaine de 40 heures (12 juin 1936) pour tous les salariés.
Il réforme l'organisation de la Banque de France (24 juillet 1936). Il nationalise aussi les principales usines d'armement (11 août 1936) et crée un Office interprofessionnel du Blé (15 août 1936) pour maîtriser le cours des céréales. Le 31 décembre 1936, Léon Blum prend le temps de savourer l'oeuvre accomplie : «Il est revenu un espoir, un goût du travail, un goût de la vie».
Orages en vue
Malheureusement, le chômage ne s'améliore pas. La limitation à 40 heures de la durée hebdomadaire du travail (au lieu de 48 ou davantage) se solde par une relance du chômage comme l'a montré l'économiste Alfred Sauvy (Histoire économique de la France entre les deux guerres).
Léon Blum procède à une dévaluation du franc, qui donne un peu d'air à l'économie mais vient trop tard. Le 13 février 1937, dans une allocution radiodiffusée, il se résigne à annoncer une «pause sociale»... Les atermoiements du gouvernement face à la guerre civile espagnole achèvent de le discréditer et, dès le 21 juin 1937, le leader socialiste doit remettre sa démission.
La fin des illusions
Léon Blum est remplacé à la tête du gouvernement par le radical-socialiste Camille Chautemps. Celui-ci donne du mou à la législation sur la semaine de 40 heures en facilitant les heures supplémentaires.
Il poursuit par ailleurs les réformes en regroupant les compagnies privées de chemin de fer, gravement déficitaires, dans un monopole public, la SNCF. Mais communistes et socialistes réclament l'application intégrale du programme du Front populaire et provoquent sa démission.
Léon Blum revient à la tête d'un gouvernement d'union nationale le 13 mars 1938 à un moment d'extrême tension internationale : la veille même, Hitler a annexé l'Autriche à l'Allemagne (l'Anschluss) !
Il remet sa démission moins d'un mois plus tard et le radical-socialiste Édouard Daladier accède à la Présidence du Conseil. Il lui reviendra de signer les détestables accords de Munich puis de déclarer la guerre à l'Allemagne.
Bonjour {USERNAME}
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1er mai 2016
Le Revenant : «Quebec bashing» à Hollywood


Malgré ses trois oscars, le film Le Revenant trahit sans vergogne la vérité historique sur les Canadiens français.
Christian Néron, avocat québécois et historien du droit, dresse la liste de ces mensonges qui ne font pas honneur au cinéma hollywoodien…

Il est rarement question des Canadiens français dans le cinéma américain.
Le Revenant fait exception mais en présentant un groupe de « trappeurs » canadiens-français comme une bande de dégénérés.
Ce film oscarisé, qui a fait le tour du monde (*), noircit notre réputation en offrant une image répulsive des « vrais » méchants dans l’histoire de l’Amérique du Nord.
Mais qu’en est-il de cette histoire présentée comme vraie ? Examinons les faits.
Les voyageurs et coureurs des bois sont des figures emblématiques d’une épopée qui a beaucoup fait rêver. Leur odyssée en Amérique du Nord n’a rien d’une légende ; elle constitue l’une des grandes aventures de l’histoire du monde.
Elle débute avec d’audacieux explorateurs français et se poursuit sur plus de deux siècles avec leurs enfants et leurs descendants qui ne tarderont pas à affirmer par ailleurs leur identité en prenant le nom de Canadiens.
Il est ironique que ce film ait cherché à faire passer les Canadiens pour des brutes racistes à l’endroit des Indiens alors que l’histoire a clairement démontré le contraire.
De tous les Européens à avoir pris racine en Amérique, les Français ont été les seuls à respecter le droit international de cette époque à l’endroit des Indiens, c’est-à-dire les seuls à n’avoir jamais cherché à les asservir et à les exterminer.
Comment expliquer cet écart de civilisation qui distingue tant les Français des Anglais, des Espagnols et des Portugais ? La réponse réside en grande partie dans un état d’esprit que l’on pourrait résumer par une curiosité débordante et un sens marqué de la justice. Examinons d’abord le sens de la curiosité.
La curiosité
Il faut se souvenir que l’humanisme a été la grande passion du XVIème siècle. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la grande découverte de cette époque n’a pas été le Nouveau Monde, mais l’Ancien, plus précisément l’Antiquité. Les grands auteurs de l’Antiquité ont alors fait fureur ; ils ont été lus, commentés, traduits et imités de toutes les façons. Tous les esprits curieux n’en avaient que pour eux.
En France, cette passion a pris l’envergure d’une mystique nationale. Au début du siècle suivant, à l’époque de Champlain, les Français avaient l’esprit à ce point saturé des enseignements et des exemples de l’Antiquité que, sans trop s’en rendre compte, ils se voyaient comme les Romains des temps modernes.
Même Louis XIV se prenait pour un nouvel Auguste. Les plus grands exemples du monde classique avaient marqué les esprits. C’était partout dans l’air du temps. En littérature, les auteurs fétiches étaient Homère et Virgile ; les chefs-d’œuvre les plus appréciés, l’Iliade et l’Odyssée. Écrire une épopée faisait rêver bien des écrivains.
Une épopée était une légende où les actions de quelque personnage illustre concouraient à une fin héroïque. Le public se délectait de ces histoires. Les esprits s’enivraient d’allégories, d’exploits, de prouesses, de fins glorieuses. Alors pourquoi se contenter de rêver ! Le Nouveau Monde existait ; il était mystérieux, attirant, fascinant ; il était le monde de tous les défis.
La curiosité, le goût du mystère, l’espoir de se distinguer dans des actions mémorables, tout ça ne pouvait que déterminer les esprits les plus bouillants à risquer la grande épopée en Amérique. Les curieux et les audacieux pouvaient enfin relever des défis à la mesure de leurs rêves.

Le sens de la justice
L’autre dimension de la grande épopée française en Amérique est celle de la justice. La redécouverte de l’Antiquité a aussi marqué les esprits par un intérêt renouvelé pour le droit romain. L’étude de ce droit a fait ressortir l’idée que toute justice procédait de la loi ; il fallait donc se mettre à pied d’œuvre pour découvrir les lois qui permettraient de construire un monde plus juste.
Au XVIème siècle, de nombreux juristes français vont donc se mettre à la recherche du Saint-Graal du droit. Ils ne feront aucune découverte spectaculaire, mais l’idée va naître que la meilleure façon d’améliorer la justice serait d’unifier le droit, de le réduire en principes, de le structurer dans un ordre géométrique. Il fallait donc clarifier et ordonner le droit.
Au XVIIème siècle, une autre étape est franchie ; cette fois, c’est l’État qui prend l’initiative. Colbert, lui aussi marqué par les idées de son époque, rêve d’unifier tout le droit français et de le synthétiser dans un ordre géométrique. Mais il n’est pas que rêveur, il est d’abord et avant tout un homme d’action d’une rare efficacité. Sa première décision sera d’unifier le droit dans les colonies.
Lorsque la Nouvelle-France devient colonie de la couronne en 1663, Colbert juge que la situation se prête à soumettre la population à une seule et même loi. Cette idée, pourtant si banale aujourd’hui, est alors révolutionnaire. Nulle part au monde une population entière n’avait été soumise à une seule et même loi. Colbert ambitionnait surtout d’appliquer cette idée à la France entière. Or, la Nouvelle-France lui offrait l’occasion rêvée de tester son projet de réformer le droit.
Colbert convainc également le jeune Louis XIV de synthétiser le droit par sujets. De 1665 à 1681, tous les efforts sont conjugués pour réduire le droit sous formes d’ordonnances de codification.
Chaque fois qu’il y en a une d’achevée et d’enregistrée au Parlement de Paris, elle devient par le fait même en vigueur sur le territoire de la Nouvelle-France. Il y en aura cinq jusqu’en 1681.
À l’unification et à la codification, Colbert a l’idée de donner à la Nouvelle-France un système d’administration de la justice selon des principes nouveaux.
L’hérédité et la vénalité des offices sont écartées ; ils sont remplacés par un système d’appointements fondés sur la compétence.
Le personnel du système judiciaire est alors formé uniquement de commissaires et de commis recrutés par l’État ; le seul critère est la compétence. L’administration de la justice devient exemplaire, d’une modernité jamais égalée. Cette réforme aura des conséquences profondes dans le développement d’un sens de la justice chez les Canadiens. Leur rapport avec les Indiens ne s’en portera que mieux.
Au plan du droit international, la doctrine des grands auteurs de ce temps reconnaissait aux Européens le droit de commercer avec les Indiens et de leur envoyer des missionnaires ; elle interdisait toutefois de les déranger dans leurs modes de vie.
Conformément à cette doctrine, et contrairement aux autres Européens en Amérique, les Canadiens ne verront donc pas dans les Indiens des primitifs que l’on pouvait asservir, dépouiller, exterminer. Leur sens de la justice restera rationnel et raisonnable, respectueux du droit et du bien d’autrui. Cette façon de concevoir la justice, enracinée dans les esprits, se maintiendra malgré la cession du pays à l’Angleterre.
Le sens de la justice des Canadiens deviendra même un sujet d’intérêt, entre 1764 et 1773, lorsqu’il sera question de changer la constitution du Canada. Les nombreux rapports rédigés à ce sujet ne manqueront pas de le faire ressortir et de mentionner l’avantage qu’il représentait pour le maintien de la paix avec les Indiens.
Ainsi, lorsqu’il sera discuté, en décembre 1773, des nouvelles frontières de la province de Québec, les lords du Conseil privé conviendront à l’unanimité de faire confiance au sens de la justice des Canadiens, et de se méfier de celui des Anglo-américains, trop avides du bien d’autrui.
La paix générale dans l’arrière-pays indien en dépendait. Pour ce motif, les lords du gouvernement prolongeront les frontières de la province jusqu’à la rivière Ohio au Sud, et jusqu’au Mississippi à l’Ouest.
Le sens de la justice des Canadiens continuera de les honorer lorsqu’ils traverseront le Mississippi pour aller du côté de la Louisiane. Dans les années 1780, ils parviendront jusqu’au Haut-Missouri, là où se passe l’intrigue du Revenant.
Ils vont trouver cette région dans un grand désordre, les Indiens étant en conflits violents au sujet de leurs territoires de chasse. Conformément à leur tradition de diplomatie commerciale, les traiteurs (ou négociants) canadiens vont s’appliquer à concilier leurs différends, à les convaincre des avantages de la paix et du commerce.
En fait, toute cette violence les laissait dans un état d’insécurité constant. À chaque nouvelle guerre, la chasse s’arrêtait et les guerriers s’exterminaient mutuellement. Dans les villages, les réserves de nourriture s’épuisaient ; la survie du groupe tout entier se voyait mise en péril.
À de rares exceptions près, les Canadiens parviendront à les persuader de renoncer à ces violences meurtrières. Cependant, lorsque les Anglo-américains arriveront, suite à la vente de la Louisiane, ils vont tout remettre à l’envers ; ils vont même exploiter les causes de conflits pour amener les Indiens à s’exterminer entre eux.

Le film
On rapporte que le réalisateur du film aurait bénéficié de l’expertise des meilleurs historiens pour l’aider à comprendre l’époque du commerce des fourrures. Or, malgré cette expertise, les traiteurs et voyageurs canadiens y sont dépeints comme les résidus d’un âge des ténèbres. Les images nous les montrent dégénérés, cruels, violents, vicieux.
Le spectateur n’en a pas davantage besoin pour comprendre que la vente de la Louisiane aux Anglo-américains a permis d’éviter d’indicibles malheurs. La fin de cet âge des ténèbres ne pouvait qu’en annoncer un autre, plus lumineux, plus résolument tourné vers le progrès et l’avenir.
Le héros du film incarne d’ailleurs superbement la force et le courage de cette vague de pionniers qui vont bientôt affluer pour construire cette Amérique nouvelle, fleuron de la civilisation anglo-saxonne.
Toutefois, la fiction du film cache une immense tragédie qui commence à l’été 1823 dans le Haut-Missouri. L’arrivée des traiteurs et trappeurs anglo-américains ne fait qu’annoncer l’intervention de la cavalerie américaine qui, elle, va s’occuper de soumettre les Indiens à la volonté de l’homme blanc.
Au cours du mois de mai de l’été 1823, un groupe de traiteurs et trappeurs anglo-américains décide d’emprunter la rivière Missouri pour se rendre à la rivière Yellowstone plus à l’ouest. À la hauteur des villages arikaras, ces intrus passent tout doucement sans se soucier de personne ; ils ignorent, ou font semblant d’ignorer, que les Arikaras forment le groupe dominant de la région, qu’ils luttent depuis des temps immémoriaux pour maintenir leur autorité sur cette rivière et les alentours.
Les Indiens n’ont rien de plus précieux à protéger que leur souveraineté sur ce territoire ; leur survie en dépend. Cette intrusion des Anglo-américains est assimilable à un crime de lèse-majesté ; elle touche des intérêts vitaux.
Les traiteurs et trappeurs anglo-américains ont cependant leur propre conception du droit et de la souveraineté ; ils n’envoient aucune ambassade aux Arikaras ; ils ne s’arrêtent pas pour leur parler, pour les rassurer, pour les informer de leurs intentions, pour leur offrir leur amitié, pour les inviter à faire du commerce.
Bref, conformément à leurs préjugés sur la suprématie de la force, les Anglo-américains se comportent comme des maîtres en pays conquis ; une souveraineté des Arikaras sur le Haut-Missouri est une idée qui n’effleure même pas leur esprit. Pire encore, ils ont l’imprudence, voire l’arrogance, de s’amener avec des guides sioux, ennemis mortels des Arikaras.
Par cet outrage à la paix publique, les Anglo-américains se faisaient agresseurs ; ils mettaient au défi la souveraineté et la sécurité du groupe tout entier.
Leurs intérêts ainsi menacés, les Arikaras n’avaient d’autre choix que de s’incliner ou de rétablir la justice selon leurs propres coutumes.
En matière de guerre, ils ne connaissaient – comme tous les Indiens d’ailleurs – qu’une seule et même tactique : attaquer par surprise pour provoquer la panique dans les rangs de l’ennemi. C’est ce qu’ils vont faire.
Les Anglo-américains ont ainsi été attaqués au petit matin du 1er juin 1823. Ils n’étaient pas d’innocentes victimes agressées par de méchants barbares ; ils étaient des intrus, des étrangers hostiles ; ils étaient armés et accompagnés des pires ennemis des Arikaras ; ils se comportaient comme des maîtres en pays conquis ; ils remettaient en question la souveraineté ancestrale des Arikaras sur le Haut-Missouri. Injure suprême, des Sioux en étaient témoins.
Pourtant, sur une période de deux siècles, les traiteurs et voyageurs canadiens avaient parfaitement réussi à tisser des liens de confiance, à maintenir la paix, à commercer avec les Indiens.
Le secret de leur réussite a toujours résidé dans leur sens de la justice et de la diplomatie. Jamais ils n’ont méprisé la souveraineté des Indiens sur leurs territoires, toujours ils les ont entretenus des avantages de la paix et du commerce. Cette stratégie a été heureuse ; elle leur a permis d’établir d’innombrables liens de confiance indispensables à la prospérité du commerce.
Au moment de la vente de la Louisiane aux Anglo-américains, en 1803, la diplomatie canadienne avait fait son œuvre partout. Il n’y avait plus un village où les Canadiens n’étaient accueillis en amis pour faire du commerce. Plus encore, ils étaient de remarquables conciliateurs ; partout où ils arrivaient, ils reprenaient les mêmes arguments pour convaincre les Indiens à renoncer à la vengeance et à la guerre pour le règlement de leurs conflits.
De la façon la plus simple du monde, ils ont été les Casques-bleus de l’Amérique amérindienne avant que l’idée et le mot n’existent. Après 1803, avec l’irruption de la civilisation anglo-américaine, les Indiens des Plaines vont vite apprendre que l’homme blanc pouvait se montrer férocement avide du bien d’autrui.
Sur la rivière Missouri, la situation va irrémédiablement basculer lors des évènements de l’été 1823. Depuis des années déjà, toute forme de diplomatie avait disparu.
Non seulement les Anglo-américains étaient imperméables à toute discussion, mais ils convoitaient sans vergogne tout ce qui se présentait à eux : pas de lois ! Pas de morale ! Pas de justice ! Pire encore, dans un déferlement sauvage qui sera qualifié de « destinée manifeste », l’homme blanc ne reculera devant aucune cruauté pour affamer les Indiens, les affaiblir, les exproprier, les exterminer.
Ce que le film s’abstient surtout de montrer, c’est que suite à l’attaque du 1er juin 1823, la cavalerie américaine, appelée en renfort, va traverser le Mississippi pour se mettre à la poursuite des Arikaras.
Le 9 août 1823, elle arrivera à la hauteur des villages du Haut-Missouri ; elle sera accompagnée de 750 guerriers sioux, ennemis héréditaires, ravis de prendre leur revanche en si belle compagnie. Les Arikaras ne seront pas immédiatement écrasés, mais ils connaîtront leur première défaite. Celle-ci incarnera d’ailleurs le début de la fin pour tous les Indiens des Plaines.
Quelques dizaines d’années plus tard, avec le chemin de fer et l’extermination du bison, ils seront tous soumis et parqués dans des réserves ; même les Sioux subiront le même traitement.
Il y a donc beaucoup d’ironie, de cynisme et de mépris de la vérité dans ce film. Alors que les Canadiens avaient témoigné d’une diplomatie remarquable pendant plus de deux siècles, ils y sont présentés comme les épaves d’un âge des ténèbres ; les images nous les montrent dégénérés, cruels, violents et vicieux. Quant aux Anglo-américains, qui symbolisent l’arrivée de l’âge des lumières, ils vont faire preuve des pires sauvageries dans l’expropriation et l’extermination des Indiens des Plaines.
On objectera que le film visait d’abord à divertir, mais il n’est pas nécessaire de mentir pour divertir. Au pays de la liberté, ils auraient dû se souvenir que le mensonge enchaîne, et que la vérité libère !
Anglo-saxons, Anglo-américains et Anglo-canadiens ont tous le même petit côté tordu : ils ne peuvent jamais laisser filer une bonne occasion de noircir tout ce qui est français.
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 21:59 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

Jardins persans et orientaux
Le paradis sur terre


Le paradis sur terre ? Rien moins qu'un jardin persan...
Aujourd'hui, dans notre environnement urbain et artificialisé, les jardins offrent d'indispensables havres pour la promenade et le retour à la Nature. Rien de tel dans la haute Antiquité, quand les hommes devaient supporter une nature rude et hostile !
Sur les plateaux iraniens au climat subdésertique, ils ont inventé des lieux clos à l'abri des bêtes sauvages et des brigands, du sable et de la sècheresse.
En ces lieux rectangulaires, entourés d'une galerie couverte, les bassins et l'eau jaillissante, les fleurs et les oiseaux composent un décor propre à l'exaltation des sens. On ne s'y promène pas mais l'on s'y recueille afin de voir, sentir et écouter...
Faut-il s'étonner si l'expression par laquelle les Persans désignaient un lieu clos (pairiḍaēza) a désigné dans la Bible le jardin d'Éden et est devenue dans notre langue le « paradis » ?

Jardins persans
Dans l'ancienne Perse, les jardins avaient une signification religieuse qui nous reste mystérieuse, avec des plate-bandes de fleurs qui s'ordonnaient systématiquement autour d'un bassin en croix.
Ce motif géométrique se retrouve sur les tapis, avec également de nombreuses représentations de fleurs. On parle alors de tapis-jardins, comme le légendaire Bahar i Khosro (« Le printemps de Chosroès ») dont les 25 m2 ornaient la salle d'audience du palais de Ctésiphon, au sud de Bagdad, au VIe siècle.
Des théologiens chrétiens auraient vu dans le jardin persan une évocation de la croix du Christ. Au Moyen Âge, ce « paradis » a été réinventé sous la forme du cloître, avec une galerie autour de laquelle circulent les moines en communion avec le ciel. Le climat tempéré de l'Europe a toutefois entraîné la disparition des bassins et leur remplacement par un simple puits.
L'islam, quand il s'est implanté en Perse, a aussi adopté ses jardins. Les théologiens musulmans, quant à eux, ont vu dans les quatre branches des bassins rituels une préfiguration des fleuves que le Coran décrit comme étant ceux du paradis (le mot est ici employé dans son sens contemporain : le séjour des bienheureux) :
« Voici la description du Jardin promis à ceux qui craignent Allah. Il y aura là des fleuves dont l'eau est incorruptible, des fleuves de lait au goût inaltérable, des fleuves de vin, délices pour ceux qui en boivent, des fleuves de miel purifié. Ils y trouveront aussi toutes sortes de fruits et le pardon de leur Seigneur » [Coran XLVII, 15] (...).
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 21:59 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

Jardins d'Orient
de l'Alhambra au Taj Mahal



L'exposition Jardins d'Orient se tient à l'IMA jusqu'au 25 septembre 2016.
C'était une gageure de transposer la magie de ces jardins dans le cadre minéral de l'Institut du Monde Arabe (IMA, Paris)...
Disons-le tout de suite, elle est perdue !
L'exposition s'en tient à des photos anciennes (vallée du Nil...), quelques gravures et miniatures, un caftan fleuri, sinon deux... Rien que l'on ne trouve dans un beau livre ou un magazine d'art...
L'eau partout présente dans les jardins orientaux est ici représentée par du verre teinté dans un faux bassin en pierre !
Le parvis de l'Institut du Monde Arabe a certes été garni d'un parterre de pots avec des rosiers qui attendent le soleil pour fleurir.
Et bien sûr, l'on peut s'extasier sur l'anamorphose installée au-dessus des têtes par un artiste-paysagiste occidental et inspiré... ou s'étonner comme beaucoup de visiteurs de ne pas saisir la magie de ce savant montage.
Qu'à cela ne tienne, aux curieux et amateurs désolés de ne pas trouver matière à séduction, nous avons voulu proposer un parcours illustré sur écran. En attendant mieux...

Voir : Le paradis sur terre

Entrée : 12 euros
Contact : André Larané
Exposition en cours ou à venir : Jardins d'Orient

Localisation :
Institut du Monde Arabe (IMA), 1, Rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris
Bonjour {USERNAME}
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MessagePosté le: Dim 1 Mai - 22:00 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

Ephéméride du 2 Mai
Saints à FêterAntonin - Athanase d'Alexandrie - Boris de Bulgarie - Gaubert - Germain d'Amiens - Vilborade - Zoé
 
Naissances Célèbres
1360 Zhu Di , dit Yung-lo, Empereur de Chine.

1602 Athanasius Kircher, inventeur présumé de la lanterne magique, ancêtre du cinéma.

1660 Alessandro Scarlatti, Maestro di cappela de la chapelle royale de Naples, Maestro à Santa Maria Maggiore de Rome, compositeur.

1729 Sophie Augusta d'Anhalt-Zebst, dite Catherine II, impératrice de Russie.

1901 Harry Lillis Crosby, dit Bing Crosby, chanteur et acteur.

1922 Serge Reggiani, chanteur, acteur "Casque d'or", "Le doulos",...

1929 Edouard Balladur, ancien premier ministre français, politicien ridiculisé par son image des Guignols de l'Info.

1933 Hervé Bourges, président de TF1 puis de A2-FR3 qu'il transforme en France2 et France 3. Osons ! Il devient ensuite président du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel)

1938 Marc Blondel, syndicaliste

1975 David Beckham, footballeur et compagnon de Victoria des ex-Spice Girls.

1977 Isabelle dite "Sonia" Cendier, joueuse de hand-ball
Championne du monde 2003
Vainqueur aux Jeux Méditerranéens en 2001
98 sélections et 188 buts en équipe de France

1982 Lorie, chanteuse, pâle imitation de Britney.
Décès Célèbres
1519 Leonardo da Vinci, mathématicien, sculpteur, peintre, inventeur, architecte, ....

1857 Alfred de Musset, écrivain : Confession d'un enfant du siècle, Contes d'Espagne, ...

1864 Giacomo Meyerbeer, pianiste, compositeur.

1957 Joseph McCarthy, homme politique, leader de la Chasse aux Sorcière, la campagne anti-communiste de 1950 aux USA.

1964 Nancy Astor, première femme ayant siégé au Parlement britannique.

1972 John Edgar Hoover, politicien, fondateur du F.B.I.

1979 Giulio Natta, prix Nobel de chimie en 1963 pour la découverte de divers hauts polymères et l'analyse des structures des polymères stéréoréguliers (polypropylènes).

2005 Renée Faure, actrice sociétaire de la Comédie Française
Evènements
1536 Anne Boleyn, seconde femme d'Henry VII d'Angleterre est emprisonnée à la Tour de Londres, où elle sera décapitée le 19 Mai.

1668 Le traité d’Aix-la-Chapelle met fin à la guerre de dévolution (le pape Clément IX a contribué à la conclusion du traité, malgré la médiation hostile des Provinces-Unies) : la France annexe Lille, Tournai, Douai, Armentières et quelques dépendances du Nord, mais restitue la Franche-Comté à l’Espagne.

1670 Charles II d'Angleterre, octroie une charte à la Compagnie de la Baie d’Hudson à la condition expresse que les bénéficiaires trouvent un passage menant aux mers du sud.

1716 La première banque privée de Paris est ouverte par John Law qui introduit les billets de banques et les factures.

1775 Le physicien et homme politique américain, Benjamin Franklin, dresse une carte du Gulf Stream : l’un des plus grands courants superficiels chauds du monde.
Il se forme dans la Mer des Antilles, commande la circulation océanique de l’Atlantique Nord et joue un rôle considérable dans la climatologie européenne.

1808 Les espagnols se soulèvent contre l'occupant français à Madrid. Le peintre Goya immortalisera le massacre des soldats français.

1826 Pierre Ier, empereur du Brésil, devenu Pierre IV, roi de Portugal et des Algarves, le 10 mars 1826, à la mort de son père, préfère rester au Brésil et abdique la couronne portugaise en faveur de sa fille aînée, Maria II, âgée de 7 ans (elle est fiancée officiellement à son onc­le Miguel qui la dépossèdera de son titre le 28 juin 1828).

1914 Edward Beeson porte le record du monde de saut en hauteur à 2.01 m.

1921 Première exposition en France du peintre surréaliste allemand Max Ernst.

1933 Tous les syndicats sont interdits en Allemagne.

1936 L'amiral Doenitz prend la tête du gouvernement en Allemagne après le suicide d'Hitler.

1936 Le gouvernement grec exécute 213 communistes et des milliers sont détenus, à la suite d'un attentat qui a coûté la vie au ministre de la justice.

1936 Le maréchal Badoglio, chef des armées italiennes d'Afrique, pénètre dans Addis-Abeba (Ethiopie) : l’empereur Haïlé Sélassié se réfugie dans la zone française de Djibouti. Le 5 mai, l’Italie annexe officiellement l’Ethiopie ; le 9, le roi d’Italie, Victor-Emmanuel III, est proclamé empereur d’Ethiopie.

1945 Werner von Braun, spécialiste allemand des fusées (les terribles V1 et V2 de la deuxième guerre mondiale) est fait prisonnier par les américain, avant d'être naturalisé pour travailler pour les U.S.A.

1945 Les Soviétiques prennent Berlin.

1945 Symbole de la défaite nazie, Yevgeni Khaldei immortalise la prise de Berlin par l'Armée Rouge en photographiant un soldat plantant le drapeau soviétique sur le toit du Reichstag (chambre législative allemande).

1952 Le Comet 1 est le premier avion de ligne à réaction. Il effectue aujourd'hui son vol inaugural entre Londres, Angleterre et Johannesburg, Afrique du Sud avec 36 passagers et en 17 h pour parcourir les 10 000 kilomètres.

1955 Le parlement de l'Inde déclare illégale, la discrimination contre les "parias".

1968 Alors que la révolte estudiantine grogne à Paris, Georges Pompidou, premier ministre part en Iran.

1990 Première rencontre entre le président sud-africain Frederik de Klerk et l'ancien prisonnier politique Nelson Mandela.

1992 Les Etats membres de l'Union européenne (UE) et de l'Association européenne de libre-échange (AELE) signent l'accord sur l'Espace économique européen (EEE) :
la libre circulation des marchandises,
la libre circulation des services,
la libre circulation des capitaux,
la libre circulation des personnes.

1992 Un accident d'autobus de banlieue fait 30 morts et 46 blessés dans à Gdansk, Pologne.

2000 David Coulthard, sa fiancée Heidi Wichslinky et son préparateur physique sortent indemne (à 3 trois côtes près pour David) du crash de leur avion près de Lyon. Les pilotes et co-pilotes décèdent.

2000 En Sierra-Léone, un groupe armé assassine 7 Casques Bleus, en prend en otage quelques dizaines ainsi que des observateurs.

2000 Ouverture à Berlin du procès des plus hauts responsables sportifs de l'ex-République Démocratique Allemande (RDA). Ils sont accusés d'avoir ruiné la santé de dizaines de jeunes athlètes en les dopant systématiquement pour améliorer leurs performances.

2001 L'acteur Tom Cruise porte plainte pour diffamation contre un acteur de porno qui affirme avoir eu des relations sexuelles avec lui et aurait été la cause de son divorce avec Nicole Kidman.

2002 Stupeur à l'école supérieure de police de Stockholm ! L'une des élèves finançait ses études en se prostituant. Mieux, elle contactait ses clients depuis les ordinateurs de l'école de police !
Elle vendait ainsi ses charmes (entre 800 et 2 000 couronnes suédoises soient 87 et 218 euros) plus ou moins légalement car si la prostitution est légale en Suède elle est "contraire sur un plan déontologique et moral à la mission de la police" (selon Jan Karlsen, Jan Karlsen).

2002 Stuart Drummond est élu maire de Hartlepool, Angleterre. Rien de spécial jusque là, si ce n'est qu'il a mené sa campagne déguisé en singe, et distribuant des bananes à ses partisans !

2002 Fin d'une enquête menée aux USA et au Canada et publiée par la firme Ipsos-Reid qui nous apprend que "30% des américains voit le Canada comme un État américain tel que le Michigan ou l'Oregon" ! On les savait nul en géographie grâce à CNN et leurs cartes toujours bizarres mais, là c'est quand même fort !

2002 Une surveillante du centre pénitentiaire de Rennes est agressée à l'arme blanche par une ancienne détenue, récemment libérée du centre pénitentiaire de Nantes d'une peine d'un an ferme d'emprisonnement pour avoir dégradé vingt-trois véhicules du personnel du centre pénitentiaire de Rennes, ainsi que des locaux de la direction régionale de l'administration pénitentiaire. Un syndicaliste de la prison regrette, à raison, que cette peine (une de plus dans son casier) n'est pas été associée à une interdiction de séjour en Ille et Vilaine.

2002 Les israëliens laissent enfin sortir Yasser Arafat de la Moukataa (complexe de l'Autorité palestinienne à Ramallah) après cinq mois de blockus.

2002 Ouverture d'un procès pour meurtre à Montauban, France, ... sans l'accusé, libéré pour des raisons de procédures. La justice étant ce qu'elle est, personne n'a, semble t-il, averti la cours d'assise de la relaxe de l'accusé. Un nouveau procès doit avoir lieu.

2002 Un incendie se déclare sur le toit d'un bâtiment de production de la centrale nucléaire de Belle-Ville sur Loire, France. Comme d'habitude, et comme pour Tchernobyl, aucun danger.

2003 Au cours d'un exercice près des îles de Neichangshan, dans le golfe de Bo Hai, un sous-marin chinois sombre, tuant ses soixante-dix marins.

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MessagePosté le: Lun 2 Mai - 07:04 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

le sein du jour 

 
 

 

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MessagePosté le: Lun 2 Mai - 08:39 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant


Dans son album "Lemonade", Beyoncé se livre sur les infidélités supposées de...Voir 
 
 

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MessagePosté le: Lun 2 Mai - 08:40 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

2 mai 1933. Parution du premier article mentionnant le monstre du Loch Ness.
Dans l'article, M. et Mme Mackay décrivent une baleine s'ébattant dans une eau bouillonnante. Bobard au pays du whisky ! Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos
Modifié le 02/05/2016 à 01:05 - Publié le 01/05/2012 à 23:59 | Le Point.fr


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Qui peut s'étonner que l'Écosse soit à la fois la patrie du monstre du Loch Ness et celle du whisky ? Les vapeurs de l'un n'auraient-elles pas engendré l'autre ? Examinons les faits. Hic ! Le 2 mai 1933, l'Inverness Courier publie le premier article consacré à l'observation d'un monstre dans un lac d'Écosse, le Loch Ness. Hic ! Le correspondant local Alex Campbell rapporte que le 14 avril M. et Mme Mackay, habitants respectés d'Inverness, longeaient le lac en voiture quand cette dernière remarqua à la surface des eaux un étrange phénomène. Elle crie alors à son mari de s'arrêter. Tous deux..
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MessagePosté le: Lun 2 Mai - 09:24 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant


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MessagePosté le: Lun 2 Mai - 09:25 (2016)    Sujet du message: 2 mai Répondre en citant

Ces animateurs fidèles en amour
 
 
 
 
Malgré leur célébrité, ces présentateurs restent toujours aussi amoureux de leur conjoint, que celui-ci soit connu ou non des téléspectateurs. Dans l'intimité des stars


 



 
Verdict des tests diesel : quelles voitures polluent le plus ?
 
 
 
 
52 modèles diesel ont passé des tests antipollution pour contrôler les émissions de NOX et de CO2.
​​​​​​​Les résultats sont inquiétants. En savoir plus


 



 
Îlot de cuisine : les dernières nouveautés
 
 
 
 
Voici notre sélection des nouveaux îlots de cuisinistes et enseignes de bricolage pour donner un coup de jeune à votre pièce. 20 modèles


 



 
Météo près de chez vous  


>



 
SONDAGE  



 
Sur quel support faites-vous votre déclaration de revenus ? Voter


 
PRECEDENT SONDAGE
Croyez-vous à une baisse durable du chômage ?

 
Oui
border=0>  15%
Non
80%
Ne se prononce pas
 5%


 
 


 
actualite


 

 
Prudence, le muguet est toxique
Le 1er mai rime avec muguet. Mais faites attention : cette plante n'est pas sans danger. Lire


 



 

"Organisés", "équipés", "enhardis" : qui sont les casseurs ?
Ils sont une "poignée de casseurs" à se fondre dans les manifestations pour chercher la confrontation : qui sont-ils et comment agissent-ils? Lire


 



 

 
Elise Lucet très émue lors de son dernier JT
Après 11 ans à la tête du 13h de France 2, la journaliste a présenté son dernier JT vendredi midi. L’émotion était au rendez-vous… Voir


 



 

 
Agression diffusée sur Periscope : "Mon acte était complètement idiot "
Deux garçons mineurs ont été mis en examen après avoir agressé un homme à Bordeaux tout en diffusant la vidéo en direct sur Periscope. Lire


 



 
C'est aussi dans l'actu
 
 
 
 


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